Charles Bury

Marijuana: Charles Bury consomme «à sa guise» à Aube-Lumière

« Mon père consomme sa marijuana à sa guise sans tracas»
Installé dans sa nouvelle chambre à la Maison Aube Lumière, Charles Bury peut continuer d'inhaler ses vapeurs de marijuana en toute tranquillité. Face à cette pratique qui n'est pas encore réglementée, le personnel de la résidence pour personne en fin de vie fait preuve d'une aussi grande tolérance et coopération que l'avait fait précédemment le personnel du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS).
« Mon père consomme sa marijuana à sa guise sans tracas, en toute quiétude dans sa chambre », a confirmé le fils du mourant, Luke Bury.
Charles Bury a quitté sa chambre du CHUS pour s'installer dans sa dernière demeure, la Maison Aube-Lumière, quelques jours après sa sortie publique concernant la consommation à l'hôpital de cannabis à l'aide d'un vaporisateur. Le transfert de l'ancien journaliste et éditeur du Record de Sherbrooke s'est bien déroulé, confirme sa famille.
Discussions et réflexions
Charles Bury a provoqué des discussions et des réflexions après avoir été le premier patient en soins palliatifs au Québec, peut-être même au Canada, à consommer ouvertement dans sa chambre d'hôpital, sur prescription de son médecin, de la marijuana à l'aide d'un vaporisateur.
« Il a eu des messages d'encouragement de vive voix ou par l'entremise des médias sociaux. Une dame qui visitait une résidente d'Aube Lumière l'a même reconnu des journaux et lui a souhaité bon courage » a souligné Luke Bury, fier que son père, qui a mené plusieurs combats idéologiques au cours de sa vie, ait un dernier cheval de bataille.
« Pour ce qui est de la défense légale ou morale de la cause, jusqu'à présent, l'ouverture d'esprit de tous les intervenants, autant au CHUS qu'à la Maison Aube Lumière, a fait en sorte qu'aucune défense n'a été nécessaire. Il reste à voir si le Collège des médecins, le Ministère de la Santé et même la direction du CHUS développeront des directives en appui à l'usage du cannabis en milieu hospitalier. S'ils tranchent contre son usage dans les hôpitaux, il faudra peut-être à ce moment-là avoir l'appui d'un groupe quelconque », souligne Luke Bury.
Ces derniers jours, Charles Bury a surtout dormi. Ses enfants ont décidé de limiter ses contacts avec les médias.