La marijuana est consommée à l'aide d'un vaporisateur qui permet d'inhaler la fumée.

Marijuana aux soins palliatifs: Hébert envisage une approche nationale

«Le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke est le premier établissement de santé à faire face à cette situation. Actuellement, elle est tolérée. Est-ce qu'il faudra l'encadrer? Je pense qu'on va suivre de façon très attentive comment le Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens et la direction du CHUS gérera cette nouvelle réalité pour voir s'il y a lieu d'avoir une approche nationale. Jusqu'à maintenant, nous n'avions pas réfléchi à la question, mais les événements des derniers jours nous poussent à le faire.»
C'est ce qu'a déclaré, jeudi, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, en marge d'une conférence de presse organisée dans le cadre de sa tournée en Outaouais.
Il réagissait alors à un reportage de La Tribune concernant un patient en soins palliatifs, Charles Bury, qui consomme dans sa chambre d'hôpital, sur prescription de son médecin, de la marijuana à l'aide d'un vaporisateur.
Le ministre a précisé que pour le moment, cette situation relève de la gestion interne des hôpitaux, comme toutes les autres médications ou interventions thérapeutiques.
Sans prendre position officiellement, le ministre Hébert ne semble pas s'opposer d'emblée à la consommation de marijuana dans les hôpitaux.
«Je crois qu'il faut, surtout en soins palliatifs, être à l'écoute du patient. Je regarde toujours ça sous l'angle du patient d'abord. Il faut répondre aux besoins du patient», a-t-il déclaré au cours de la même conversation.
Texte complet dans La Tribune de vendredi.
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