Martin Fréchette, nutritionniste-diététiste chez Excellence sportive Sherbrooke ainsi qu'à l'Institut national du sport du Québec, intervient auprès d'athlètes de niveaux espoir, relève et élite.

Manger souvent et aux bons moments

Six à huit repas et/ou collations par jour. Des fruits, des légumes, des grains entiers, des poissons, de la viande maigre et parfois un peu de chocolat pour se gâter. Voilà la routine nutritionnelle des sportifs de haut niveau!
«Plus on gravit d'échelons dans le sport, plus les athlètes sont bons. Ce sont donc les petites choses qui font la différence, dont l'alimentation», souligne Martin Fréchette, nutritionniste-diététiste chez Excellence sportive Sherbrooke ainsi qu'à l'Institut national du sport du Québec.Pour soutenir le rythme élevé qu'impose la pratique de leur discipline, les sportifs d'élite doivent en effet adapter leur alimentation. Ils doivent manger davantage, manger mieux, mais surtout manger aux bons moments. Exit donc les trois repas par jour aux heures traditionnelles, explique Martin Fréchette.
«L'alimentation doit correspondre à l'horaire d'entraînement afin de fournir l'énergie nécessaire aux athlètes et aussi de les aider à mieux récupérer. Par exemple, un nageur qui doit s'entraîner tôt le matin va manger une petite collation en se levant et prendre un plus gros déjeuner après être sorti de la piscine. Tout est une question de respect des besoins. Certains vont manger jusqu'à huit fois par jour», raconte celui qui intervient auprès d'athlètes de niveaux espoir, relève et élite.
Éviter les aliments transformés
Existe-t-il une recette miracle qui assure de bonnes performances? Pas vraiment. Il faut surtout éviter les aliments transformés. On entend par aliments transformés tous les plats cuisinés, assaisonnés ou en sauce, tout comme les charcuteries, les gâteaux, les biscottes, etc. indique le nutritionniste-diététiste.
«Les athlètes ne sont pas des extraterrestres, ils ont les mêmes besoins fondamentaux que vous et moi, souligne-t-il. Mais pour maximiser leurs performances, ils doivent éviter de choisir des aliments transformés. Et lorsqu'ils en consomment, il faut choisir le moment de la journée et/ou de la semaine pour le faire.
«Il y a des moments pour manger du chocolat!» ajoute-t-il en riant.
Pas toujours facile à appliquer
Ce ne sont évidemment pas tous les athlètes qui apprécient ce mode de vie alimentaire. Certains combattent jour et nuit leurs fringales alors que d'autres ont de la difficulté à tout coordonner afin de respecter leurs menus.
«Un de mes athlètes a fini par demander une glacière à sa fête parce qu'il n'arrivait pas à tout amener ses aliments avec lui à l'école et au travail, admet Martin Fréchette. La solution pour être en mesure de bien manger tout en respectant les bonnes quantités était donc d'agrandir la boîte à lunch!»