Maison familiale de Coaticook: partie prenante de sa propre sécurité

La Maison familiale de Coaticook, un centre d'hébergement pour personnes aînées, a ouvert ses portes en 1984. Bien peu de gens savent que le bâtiment abritait autrefois l'Hôtel Corona, lequel a été construit en 1862 sous le nom d'Hôtel Canada. Depuis lors, l'endroit a bien changé ou mieux, il a bien évolué. Notamment en procédant à un agrandissement majeur en 2010 afin de répondre à la demande grandissante de la clientèle locale, mais aussi en mettant en place des mesures visant à mieux répondre au bien-être et à la sécurité de ses locataires.
« Tout le monde a été affecté par l'incendie de L'Isle-Verte, et ce, autant les résidents que les membres du personnel. On en a beaucoup parlé au cours de la dernière semaine », déclare Nancy Pouliot, directrice. Il va sans dire que la Maison familiale respecte en tout point les normes applicables pour ce type d'établissement, mais on ne s'est pas contenté de les suivre, on les a devancées. « Nos résidents ce sont nos clients, rappelle Mme Pouliot, et il est essentiellement que nous puissions assurer leur sécurité au maximum. »
Les gicleurs ont donc été installés et sont présents dans l'ensemble du bâtiment, dans tous les appartements et même dans les garde-robes. Idem pour les détecteurs de fumée, dont parfois deux par appartement, lesquels produisent à la fois un signal sonore et lumineux. Or, selon Mme Pouliot, la sécurité des résidents va bien au-delà de la quincaillerie, elle se doit d'être l'affaire de tout le monde.
« Notre personnel est dûment formé pour appliquer le plan d'incendie en situation d'urgence et nos résidents savent ce qu'il faut faire. Nous procédons aussi à un exercice d'évacuation une fois par année en collaboration avec le Service d'incendie de Coaticook. Selon le plan, nous avons 11 minutes pour évacuer nos 125 résidents. Au dernier exercice nous en avons mis 7,5 minutes. L'important c'est la formation du personnel et de répéter souvent les consignes aux résidents, ce que nous faisons régulièrement sur l'heure du midi lorsque tout le monde est présent. »
Soulignons qu'il est interdit de fumer à l'intérieur de l'établissement, incluant dans les appartements. Les fumeurs ont accès à un abri et des cendriers aménagés à l'extérieur.
« Par le passé, les résidences pour personnes ainées étaient perçues comme un endroit où on casait les vieux en attendant qu'ils décèdent, indique Mme Pouliot. De nos jours, les aînés font le choix de demeurer en résidence pour se sentir en sécurité, pour profiter de la vie ou simplement parce qu'ils sont tannés de se faire à manger. Notre offre de services a beaucoup évolué au fil des ans et elle continue d'évoluer, car ce que nous offrons aujourd'hui, c'est un milieu de vie. Il est évident que nos aînés ont un deuil à faire en quittant leur domicile et qu'ils doivent s'adapter à leur nouvelle situation, mais au bout de trois semaines on perçoit déjà de grands changements au niveau de leur énergie, de leur appétit, ils sont aussi moins anxieux et moins stressés. »