Bernard Sévigny

L'urgence de passer à l'action

Au cours de la récente campagne électorale municipale, la question de la réduction du nombre de conseillers a été l'un des premiers engagements soumis à la population par le maire réélu, Bernard Sévigny. Pour une fois qu'un politicien entend tenir parole, on ne va pas le lui reprocher.
Notre système démocratique, fondé sur des élections (réellement libres!) aux quatre ans, n'est pas parfait, on peut en convenir. Au cours du printemps érable, on a souvent entendu les leaders étudiants parler de démocratie directe, de démocratie participative, etc. Intéressants en théorie, je n'arrive cependant pas à concevoir de quelle manière on pourrait rendre ces concepts réellement opérationnels. À un moment donné, il faut que les choses avancent. Il incombe aux personnes élues de procéder.
Au Québec, de plus en plus, on tergiverse, on fait du surplace. Des semaines de consultations pour la fameuse charte, alors que Bouchard et Taylor ont pourtant fait le tour de la province à grands frais. À Sherbrooke, suite aux fusions des municipalités de la banlieue, on a créé des arrondissements. À quelles fins? Pour quelles raisons? Pour que la fusion fasse moins mal? À mon avis, on fusionne ou ne fusionne pas.
Personnellement, je ne vois pas à quoi servent réellement les arrondissements. Le conseiller Jean-François Rouleau propose d'ailleurs leur abolition, du moins comme entités politiques, exception faite de Lennoxville, pour cause d'accommodement linguistique raisonnable. Cependant, dans sa réforme, il semble que les bureaux d'arrondissements resteraient en place. Pourtant, est-ce que quelqu'un peut me mentionner trois services essentiels dispensés là? Est-ce que je peux y faire la demande d'un permis de construction ou demander un deuxième bac brun, par exemple?
Souhaitons que les personnes assises pour quatre années autour de la table du conseil de Sherbrooke, y compris monsieur le maire, vont prendre le temps de compléter la réforme municipale. En un mot, il faut aller encore plus loin que la simple réduction du nombre des conseillers.
Bruno Landry
Sherbrooke