Sarah Maggali Namoutiri  et sa fille Khelene Pika âgée de 5 mois.

L'un des derniers espoirs de Sarah Maggali Namoutiri s'est éteint

L'un des derniers espoirs de Sarah Maggali Namoutiri de rester au Canada s'est éteint jeudi après-midi, alors que la Cour fédérale a rejeté une requête de l'ordre d'expulsion prononcé contre elle.
Sarah Maggali Namoutiri et sa fille Kezia Hope Pika sont visés par un ordre d'expulsion vers leur pays d'origine la République du Congo. Le père Pacôme Pika, étudiant à la maîtrise en épidémilogie à l'Université Laval, et les deux enfants de cinq mois et trois ans, nés au Canada, ne sont pas visés par cet ordre d'expulsion.
La juge Marie-Josée Bédard de la Cour fédérale a rendu une décision jeudi, dont La Tribune a obtenu copie, à la suite du dépôt d'une requête en sursis judiciaire, soit l'équivalent d'une injonction pour que l'avis d'expulsion de l'Agence des services frontaliers du Canada ne s'applique pas.
«La Cour ordonne que la requête en sursis soit rejetée», a conclu la juge Bédard.
Par la voie de son avocat Me Denis L'Anglais, Mme Namoutiri tentait d'obtenir un sursis administratif le temps que sa demande de résidence permanente pour motifs d'ordre humanitaire soit entendue.
«Le dépôt d'une demande de résidence permanente pour motifs d'ordre humanitaire n'est pas en soi suffisant pour justifier le sursis d'une mesure de renvoi», estime la juge Marie-Josée Bérard.
La Sherbrookoise d'adoption n'a pas réussi à démontrer que sa demande soulève une question sérieuse, qu'elle subira un préjudice irréparable si elle est renvoyée en République du Congo et que la balance des inconvénients penche en sa faveur.
La juge Bédard rappelle que la mère de famille vit au Canada sans statut depuis août 2011 et qu'elle a tout fait pour ne pas quitter le Canada.
La Cour a rejeté les prétentions de risque médical encourus par Sarah Maggali Namoutiri, atteinte de diabète, si elle retourne au Congo.