Luc Forin a lancé sa campagne en compagnie des candidats Karine Vallières, Yves Bolduc et Guy Hardy.

Luc Fortin espère réussir là où Charest a échoué il y a 18 mois

Le candidat libéral Luc Fortin tentera de faire oublier la victoire de Serge Cardin dans Sherbrooke en espérant réussir là où Jean Charest a échoué il y a 18 mois.
« La défaite de M. Charest m'a fait un pincement au coeur, c'est certain, avoue-t-il. En même temps, le 4 septembre 2012, j'ai vu devant moi un homme serein. Il avait le sentiment du devoir accompli. Depuis ce temps, il y a eu un renouveau qui s'est installé au sein du Parti libéral et je m'inscris dans ce renouveau. »
Comment réussira-t-il à obtenir un résultat différent le 7 avril, seulement un an et demi après le revers du chef libéral?
« On ne peut pas comparer toutes les élections. Il y a toujours des contextes différents. La conjoncture était particulière. On parle d'un gouvernement qui se trouvait au pouvoir depuis neuf ans. Les gens avaient une volonté de changement et ont vu ce que cela a donné. On a senti beaucoup de regret par la suite chez la population sherbrookoise, qui trouve que ça bouge moins depuis 18 mois. Les gens ont voulu lancer un message au Parti libéral le 4 septembre et on l'a bien reçu. »
C'est un honneur à la base de succéder à Jean Charest dans Sherbrooke.
Luc Fortin ne sent donc pas la pression de devoir repeindre en rouge la circonscription de M. Charest.
« C'est un honneur à la base de succéder à Jean Charest dans Sherbrooke. En même temps, il n'est pas présent en n'étant pas candidat, alors je ne le remplace pas vraiment. Si je suis ici, c'est pour remplacer Serge Cardin. Les électeurs ont voté pour Serge Cardin aux dernières élections, mais ce que je peux vous dire, c'est que les gens semblent enthousiastes envers ma candidature, entre autres parce que je suis jeune. Bref, je suis très confiant pour le 7 avril prochain. »
En tant qu'ancien conseiller aux communications de l'ex-premier ministre du Québec, est-ce qu'il trouve cela très différent de travailler désormais avec le chef libéral Philippe Couillard?
« Chacun a sa personnalité, confie-t-il. Sur certains points, M. Charest et M. Couillard se ressemblent. Ils ont la capacité d'absorber l'information de façon incroyable. Ils ont aussi une bonne interaction avec les gens. Je suis chanceux de pouvoir compter sur un appui inconditionnel de mon chef. »
Et pourrait-il devenir ministre s'il est élu? « Tout est possible », répond l'ancien ministre de la Santé, le candidat libéral Yves Bolduc, présent hier lors du lancement de la campagne afin d'appuyer Luc Fortin.
Stimuler la création d'emplois deviendra « l'obsession de tous les jours » de M. Fortin s'il est élu. Ce dernier compte effectivement en faire sa priorité.
« Avec le vieillissement de la population, ce sera important d'avoir des gens pour donner et financer les services. C'est grâce aux emplois qu'on attire des gens dans un milieu. »