L'Orford Express pourra rouler sur les rails de la MMA

Le train touristique Orford Express pourra rouler sur les rails de la compagnie Montreal, Maine & Atlantic (MMA) qui vient d'être vendue à Railroad Acquisitions Holding LLC, une filiale de Fortress Investments Group.
Lundi, la direction du convoi gris et bleu a rencontré celle de Fortress Investments Group, à Portland au Maine. L'entente de droit de passage a été reconduite, assure Annie Brunelle, la directrice générale adjointe du train touristique.
« Il y avait un peu d'incertitude de notre côté, quand nous avons appris il y a deux semaines que notre contrat avait été retiré. La compagnie en avait retirés plusieurs d'ailleurs », raconte-t-elle.
« Nous les avons contactés et ils se sont montrés très collaborateurs. Le rendez-vous a été pris et nous nous sommes rendus les rencontrer. Ils voulaient savoir qui nous sommes, nos horaires et notre modèle d'affaires. Nous leur avons dit que notre saison est déjà bien avancée. Trente pour cent de nos billets sont vendus. »
Mme Bunelle dit que la délégation estrienne a été impressionnée par le professionnalisme des gens de Fortress. « Ce n'est pas des nouveaux venus dans le domaine. Ils ont une belle vision de leur indistrie », clame-t-elle.
Le 22 janvier dernier, le juge Gaétan Dumas de la Cour supérieure a entériné au palais de justice de Sherbrooke la vente des actifs de la MMA au Canada et aux États-Unis pour la somme de 14 250 000 $ américains à Railroad Acquisitions Holding LLC, une filiale de Fortress Investments Group.
La plupart des contrats de la MMA sont pris en charge par le nouvel acquéreur. Cependant, celui le liant avec l'Orford Express n'en faisait pas partie.
Rappelons que la MMA a dû déclarer faillite à la suite des événements tragiques de juillet dernier à Lac-Mégantic.
Concernant le changement de port d'attache du train de Sherbrooke vers Magog, Mme Brunelle avoue avoir reçu diverses réactions, positives et négatives. À Magog-Orford, on a applaudi. À Sherbrooke, un vent de déception a soufflé dit-elle. Peut-être sera-t-il un mal pour un bien?
« Nous les avions rencontrés à Sherbrooke il y a deux semaines pour les avertir. Il y a de la déception. Le but dans le tourisme est d'attirer du monde », mentionne la gestionnaire.
« Nous avons convenu de former un comité pour proposer des forfaits, avec des attraits, des restaurants, des spectacles. Ce changement va peut-être faire changer les choses. L'année 2013 a été difficile. On a juste à penser à ce qui est arrivé à Lac-Mégantic. Mais là, ça semble bien parti pour 2014. »