Le chef propriétaire de La Ruée vers Gould, Daniel Audet, et la conseillère municipale Manon Rousso sentent depuis un moment un vent de positivisme et d'engagement qu'on ne souhaite pas voir s'essouffler à Lingwick. L'église Chalmers située juste à côté de l'auberge est certes un bon endroit pour déposer leurs prières.

Lingwick : petit point sur la carte

«On est au milieu de rien, à côté de nulle part.»
La citation comme le constat sont de Daniel Audet, le chef propriétaire de La Ruée vers Gould, une institution depuis 1995 dans le paysage du Haut-St-François. À l'intersection des routes 108 et 257, l'auberge mettant en valeur les couleurs et saveurs écossaises de ce coin de région verra pourtant s'arrêter près d'une quarantaine d'autobus remplis de touristes au cours de l'été et de l'automne.
«Avant, on était un arrêt repas sur le trajet touristique. Mais depuis quelques années, on est devenu une destination en soi en montant une journée type autour de l'histoire écossaise», raconte l'homme au kilt rouge et à la bouille heureuse.
Atelier de scones, dégustation de scotch, visite du pont couvert et de l'église Chalmers, souper et spectacle, les visiteurs ont droit à une journée bien remplie et à un bon lot d'histoires entourant la vie et le développement de la région depuis la fondation de Gould en 1836.
Difficile à croire lorsqu'on se pose aujourd'hui dans le hameau de Gould ou le village de Ste-Marguerite qui forment aujourd'hui Lingwick, mais la population y a déjà environné 800 personnes; on y trouvait deux écoles primaires, une école secondaire, trois églises et quelques entreprises et commerces.
La population de Lingwick tourne désormais autour de 400 personnes, quelques entreprises familiales tirent leur épingle du jeu, il reste peu de producteurs laitiers, mais encore quelques éleveurs bovins qui font rouler l'abattoir local, seul employeur d'une certaine importance.
«C'est la MRC la plus pauvre de la région, il faut nécessairement trouver des moyens de faire entrer de l'argent neuf. Il faut être créatifs et dynamiques», s'entendent Daniel Audet et la conseillère municipale Manon Rousso.
«Ce qui est intéressant fait encore valoir Daniel Audet, c'est qu'en ce moment, tout le monde va dans le même sens. Au conseil municipal comme dans le village, la majorité des gens tirent du même bord, et ceux qui ne tirent pas dans notre sens, au moins, ils ne tirent pas de l'autre bord. En fait, le dynamisme et le positif noient le négatif. C'est prometteur.»