Levinoff-Colbex: les soumissionnaires devront patienter

Contrairement à ce qui avait été convenu, Investissement Québec n'a pas été en mesure de rendre sa décision, le 27 juin dernier, relativement à la cession des actifs de l'abattoir Levinoff-Colbex de Saint-Cyrille-de-Wendover. Le syndic mandaté pour l'étude des offres, Richter Groupe Conseil, a demandé et obtenu un peu plus de temps afin de parfaire son analyse.
Ce report de décision de quelques semaines, voire peut-être un mois, est loin de faire l'unanimité chez les soumissionnaires. Il représente notamment une épine dans le pied pour la Coopérative de bovins d'abattage du Québec qui voit là un nouveau report dans la relance des activités du complexe de Saint-Cyrille.
Plus le temps passe, plus les équipements prennent de l'âge et plus il devient difficile pour la Coopérative d'espérer recruter les travailleurs qui ont l'expérience de l'abattoir. Rappelons que l'entreprise a fermé ses portes depuis un peu plus de deux ans maintenant, soit en mai 2012.
On estime à 625 le nombre de vaches de réforme qui seraient envoyées à Levinoff-Colbex dès la reprise des activités. À ce nombre s'ajouteront les bêtes des producteurs qui n'ont pas adhéré à la Coopérative, ainsi que ceux qui n'attendent que le tout se concrétise pour devenir membres. Plus d'une centaine d'emplois seront créés dès le départ.
On croit que les producteurs bovins gagneront beaucoup à faire abattre leurs animaux en fin de vie à Saint-Cyrille plutôt que de les envoyer à Guelph en Ontario ou en Pennsylvanie. Les retombées financières seront immédiates.
Investissement Québec n'a pas voulu dévoiler le nombre d'offres reçues pour Levinoff-Colbex. La Coopérative avait offert 1 million $ à Investissement Québec en décembre dernier. L'organisme n'étant pas en appel d'offres, il n'avait pas donné suite à cette proposition.