Les Townshippers froissés par le refus de Trudeau de répondre en anglais

L'Association des Townshippers s'est dite profondément déçue par le refus du premier ministre Justin Trudeau de répondre en anglais à une question en anglais lors de l'assemblée citoyenne de mardi soir à Sherbrooke.
L'affaire a fait grand bruit sur les médias sociaux et dans la presse anglophone, mercredi, même si le premier ministre a fait son mea culpa en point de presse à l'Université Bishop's en matinée.
«À la lumière de la réponse en français du premier ministre à un interlocuteur anglophone à Sherbrooke et de son refus de répondre en français à un franco-ontarien dans un contexte semblable à Peterborough la semaine dernière, nous devons nous demander si cela envoie le signal de changements majeurs dans la politique des langues officielles au Canada», écrit le président des Townshippers, Gerald Cutting, dans un communiqué rédigé en anglais.
«La position adoptée par le premier ministre compromet le développement et la vitalité de notre communauté et elle remet en question notre contribution en tant que partenaires égaux dans la société québécoise», ajoute sa directrice générale, Rachel Hunting.
«La marginalisation de notre communauté par le plus haut niveau du gouvernement nuit à des années de progrès et de collaboration et recrée des tensions entre les communautés anglophone et francophone», termine-t-elle.
M. Trudeau a précisé mercredi matin qu'à la réflexion, il aurait dû répondre en partie en anglais et en partie en français aux questions qui lui étaient adressées lors des assemblées citoyennes. Il entend le faire la prochaine fois. La conférence de presse au cours de laquelle il a fait cette précision s'est d'ailleurs déroulée dans les deux langues officielles à Sherbrooke.