Les syndiqués de la Résidence Bellevue acceptent des offres finales

Les employés de la Résidence Bellevue ont accepté une offre patronale jugée finale par une mince majorité.
<p>Denis Beaudin</p>
Réunis en assemblée générale mercredi, les syndiqués ont accepté à 55 pour cent ce que l'employeur a déposé lundi à la table de négociations. « C'est un vote très serré », admet le président de la CSN-Estrie, Denis Beaudin.
« Ce n'est pas une entente de principe comme on a entendu parler. L'exécutif syndical a laissé ses membres voter sans formule de recommandation. »
L'offre acceptée équivaux à une augmentation de 3,5 pour cent sur quatre ans, soit un forfaitaire de 1 pour cent pour 2012 et 2013, 1,5 pour cent pour 2014 et 2 pour cent pour l'année suivante.
« La dernière fois que ces gens ont eue une augmentation salariale c'est en 2011 », fait remarquer M. Beaudin.
« Je suis déçu. Les employés de cette résidence pour personnes âgées travaillent fort. Ils ont à coeur le bien-être des résidants. On leur offre bien peu pour ce qu'on leur demande comme travail. »
La convention de la quinzaine de syndiqués était échue depuis août 2012. Les clauses normatives avaient été réglées depuis longtemps. Restait la question salariale à régler.
La semaine dernière, pas moins de 17 mois après la fin de leur convention collective et après avoir fourni « tous les efforts » pour aider leur entreprise à obtenir sa certification, les employés de la Résidence Bellevue ont sorti les pancartes sur l'heure du dîner pour manifester leur indignation. Ils dénonçaient que l'employeur n'offrait qu'un gel salarial au départ.
Denis Beaudin croit que la pression a pu faire son effet dans la résolution du conflit. « Ça a pu avoir une certaine importance », reconnaît-il.