France et André Dion publient leurs 19e et 20e livres après quinze mois de travail acharné pour mener les deux projets en parallèle.

Les oiseaux sur papier pour une 20e fois

Ils auraient l'âge de s'asseoir, les deux pieds sur la bavette du poêle, et de regarder le temps passer. Lui aura 90 ans avant la fin du calendrier. Elle a vu défiler deux décennies de moins. Pourtant, André et France Dion se tiennent encore plus occupés que la moyenne des travailleurs. Tant et si bien qu'ils publient simultanément deux nouveaux livres cet automne.
Le premier, Napoléon-Alexandre Comeau au Smithsonian, constitue le dernier caprice que Mme Dion a passé à son époux. «Je l'aime assez pour lui passer tous ses caprices!», confie-t-elle.
Il suffit d'écouter André Dion parler du génie de Napoléon-Alexandre Comeau pour comprendre à quel point le sujet le passionne. Il souhaite d'ailleurs réhabiliter sa légende. «À 7 ans, il devient le pourvoyeur de sa famille. À 11 ans, il part seul de Baie-Comeau pour étudier à Trois-Rivières. Tout ce qu'il aura jamais, ce sont dix mois d'études», lance le passionné d'ornithologie.
M. Comeau se lance ensuite dans l'étude des oiseaux, se fait remarquer, en 1881, par l'ornithologue en chef des États-Unis, Clinton Hart Merriam. Dans sa vie, il recense 208 espèces de la gente ailée.
«Sur la Côte-Nord, personne ne savait qu'il était ornithologue. De tous les chercheurs qui ont fait des atlas sur les oiseaux au Québec, seulement 13 parlent de lui. Parce qu'il a été floué. Ça nous a motivés», ajoute M. Dion.
Texte complet dans La Tribune de mardi.