En 2012, un Québécois sur cinq seulement a utilisé les traditionnels formulaires en papier pour transmettre sa déclaration de revenus.

Les impôts, du papier à l'électronique...

La saison des impôts bat son plein. La manière de transmettre les déclarations fiscales a beaucoup changé au fil des ans, pour le plus grand bonheur des uns et le malheur des autres.
L'entreprise Copiexpert de Sherbrooke fermait ses portes en janvier après 30 ans d'existence. La direction invoquait la baisse d'utilisation du papier dans la production des déclarations de revenus et, aussi, des notes de cours universitaires, qui sont aujourd'hui de plus en plus souvent disponibles électroniquement.
L'an dernier, un nombre record de déclarations de revenus ont été transmises électroniquement. « Pour l'année fiscale 2012, nous avons franchi le cap des 4 millions de déclarations électroniques, ce qui signifie que quatre citoyens sur cinq, ou 80 pour cent, ont utilisé notre système ImpôtNet pour produire leur déclaration fiscale », explique le porte-parole de Revenu Québec, Stéphane Dion.
Copiexpert n'est pas la seule entreprise dans le domaine de l'impression qui s'est effondrée à la suite de ces changements de comportement.
En 2008, Quebecor World fermait son imprimerie de Magog, entraînant la perte de 300 emplois. L'imprimerie Adhoc de Sherbrooke cessait ses activités en 2009. Puis en 2012, le centre d'impression et de photocopies des Productions GGC fermait ses livres après plus de 25 ans d'existence. Dans la même année, à peine deux mois après avoir acquis Métrolitho, Marquis Imprimeur annonçait la fermeture de l'imprimerie de Sherbrooke. Une centaine de travailleurs étaient touchés.
Si 80 pour cent des déclarations d'impôt 2012 étaient transmises électroniquement, ce pourcentage dépassait à peine 10 pour cent en 1997, 28 pour cent en 2002 et 43,5 pour cent en 2007.
Ce changement de comportement ne fait pas uniquement plaisir aux environnementalistes.
« Le coût de traitement d'une déclaration fiscale transmise électroniquement est 28 fois moindre que celui transmis par la poste », souligne le porte-parole de Revenu Québec.
Uniquement pour la consommation à l'interne de papier, Revenu Québec a enregistré une baisse de 92 millions de feuilles entre 2008 et 2011.
« À l'interne, on mise également sur les nouvelles technologies pour nos communications qui se font de plus en plus par voie électronique. À l'externe, on fait aussi beaucoup moins d'envois massifs », explique M. Dion.