Bernard Sévigny

Les élus ouvriront leurs ateliers de travail au public

Les citoyens pourront désormais assister aux ateliers de travail des élus sherbrookois qui se tiennent avant les séances du conseil municipal. Ces ateliers, auxquels les journalistes avaient déjà accès, seront désormais ouverts au public.
Le conseil municipal a par ailleurs établi, lundi en comité plénier, que plusieurs dossiers jusqu'ici traités à huis clos pourraient être l'objet de débats en public. « Nous mettrons l'accent pour traiter le plus de dossiers possible de façon publique. Ce sont le président du comité exécutif, les directeurs du cabinet et la direction générale, lors de la confection des agendas le mercredi, qui détermineront les sujets. Les sujets avec de l'information nominative, les sujets un peu trop stratégiques, c'est-à-dire ceux qui ne sont pas aboutis, mais pour lesquels nous désirons avoir une orientation, seront traités à huis clos. À peu près tout le reste devrait se faire en séance publique », explique le maire Bernard Sévigny.
Au début du mois de février, le conseiller Jean-François Rouleau proposait de lever le huis clos, sauf dans le cas de dossiers nominatifs ou de décisions d'ordre spéculatives. « On ne pouvait pas se rendre à la proposition de M. Rouleau. On traite des dossiers à caractère stratégique. Il y a de l'information, si elle était sue, qui pourrait avoir des impacts financiers très importants parce qu'on parle d'acquisitions de terrains, de positionnement stratégique. On laisserait la place aux spéculateurs si l'information sortait. Il y a un minimum de dossiers qu'on ne peut pas travailler sur la place publique. Même si on veut faire preuve d'une grande transparence, il y a des limites qu'on ne peut pas dépasser », précise M. Sévigny.
Quant à la webdiffusion des séances du conseil municipal, elle n'a pas été entérinée par les élus. « Il y a une question de coûts. Le modèle que nous avons développé, c'est-à-dire un résumé d'une heure des séances du conseil, sera maintenu. »
Selon Bernard Sévigny, il en coûterait 4500 $ par séance pour assurer la webdiffusion en direct en raison de la présence de trois caméras, qui nécessiteraient l'embauche d'un régisseur. « Si on veut le faire en différé, on parle de 600 $ par séance. » Il y a 22 séances du conseil annuellement.
En vertu de la loi d'accès à l'information, il est toutefois permis, pour un citoyen, de filmer dans la salle du conseil. Il doit alors respecter un certain périmètre d'action.