Les citoyens du secteur Fatima poursuivent leurs démarches

Les citoyens qui s'activent pour l'ouverture d'un passage piétonnier pour relier le secteur Fatima au centre-ville de Lac-Mégantic, via le pont Agnès, ont obtenu une rencontre avec la mairesse Colette Roy Laroche cette semaine.
« On veut bien comprendre le refus de la Ville. Est-ce que c'est un non logique? Si jamais la Ville a une raison valable de maintenir la fermeture du pont, alors ils viendront l'expliquer aux citoyens », lance l'instigateur de la manifestation du 9 février, Richard Poirier.
Car depuis cette marche de protestation qui a réuni un peu plus de 200 Méganticois, selon lui, et même si la Ville de Lac-Mégantic a rapidement répété que ce n'était pas possible d'ouvrir le pont pour des questions de sécurité, M. Poirier s'est fait interpeller à plusieurs reprises par des concitoyens excédés et il multiplie les démarches pour obtenir gain de cause.
Avec deux autres citoyens, ainsi que le président de la Chambre de commerce région de Mégantic Pascal Hallé et la porte-parole du Comité citoyen de la région du lac Mégantic Marilaine Savard, ils ont notamment fait valoir leurs arguments au député libéral de Mégantic Ghislain Bolduc.
« M. Bolduc comprend que la situation est difficile pour les citoyens qui sont coupés dans la même ville, rapporte son attachée politique Véronique Lachance. Il entend faire des représentations et s'il n'y a pas moyen de trouver une solution alternative, il espère à tout le moins que la Ville pourra mieux expliquer pourquoi la fermeture du pont est maintenue. »
En attendant, pour passer d'un secteur à l'autre de Lac-Mégantic, des citoyens empruntent à leurs risques le pont ferroviaire, qui n'est pas sécurisé pour les piétons. Les commerçants souhaitent aussi faire valoir qu'il y aurait lieu de faciliter les déplacements vers les nouveaux condos commerciaux quand ils ouvriront enfin leurs portes.
« On est rendu à une étape où le monde est tanné de tout à Lac-Mégantic, constate Richard Poirier. Il n'y a plus le plaisir qu'on avait à vivre ici. Avec le printemps qui approche et les travaux de démolition et de construction qui vont commencer dans le quartier Fatima, est-ce que ça se peut que le monde ait envie d'aller marcher ailleurs (que dans les rues de Fatima)? »
Interpellée par La Tribune à propos de cette rencontre, la mairesse a assuré qu'elle prêterait une oreille attentive aux citoyens. Est-ce que ça changera quelque chose à la décision? « Sur la fermeture du pont actuel, non, tranche-t-elle. Avec les travaux (de décontamination des sols) qui vont reprendre intensivement dans quelques semaines, c'est difficile de donner accès. La sécurité des citoyens et des travailleurs est en cause.
« Maintenant, est-ce qu'il y a d'autres options envisageables? Est-ce qu'on peut améliorer les services existants (la navette)? On va essayer de trouver une solution qui tiendra compte de la sécurité des gens », ajoute Mme Roy Laroche.