Les affaires reprennent au Ciné-parc Orford

Des frisbees volent dans le champ et les enfants se regroupent dans les modules de jeux, visages maquillés, pendant que les parents font des provisions de pop corn. Puis, la pénombre s'installe tranquillement, les films vont bientôt commencer; on rapatrie tout le monde près des voitures, on sort les chaises pliantes, les couvertures et on s'installe en silence.
Après la fermeture en 2012 et l'année de pause en 2013, les affaires ont manifestement repris au Ciné-parc Orford, qui était bien rempli vendredi soir.
Bien installés dans leur décapotable rouge alors que le soleil se couchait, Robert Robitaille et sa conjointe Johanne Caron avaient l'air fin prêts à poser pour une photo illustrant le mot ciné-parc sous sa forme la plus classique. Des habitués? « Oh oui! Je venais tout le temps ici avant, il y avait toujours une bonne ambiance. J'ai même connu le temps où c'étaient les petits micros qui diffusaient le son! » dit avec enthousiasme M. Robitaille.
C'était la première fois depuis la réouverture que le couple faisait le chemin de Sherbrooke jusqu'au ciné-parc situé tout près de Magog - d'ailleurs l'un des six derniers à subsister au Québec. Arrivés à l'avance pour avoir une bonne place devant l'écran, M. Robitaille et Mme Caron s'apprêtaient à voir successivement les films Hercules et Transformers. « Oui on vient pour le film, mais surtout pour le plein air, pour l'ambiance. Ça fait différent du cinéma, d'une salle toute fermée », remarque M. Robitaille.
Les familles
C'est d'ailleurs sur l'ambiance, principalement familiale, que misent les trois copropriétaires pour relancer le ciné-parc. Maquilleuse, terrains de volley-ball, voiturettes électriques, modules de jeux; on n'a pas lésiné sur les activités offertes pour accueillir les plus jeunes.
La stratégie semble plutôt bien fonctionner; la conjointe de Jean-Yves Martel, qui est l'un des trois propriétaires, se réjouit du fait que jusqu'à maintenant, les statistiques de visite de 2014 dépassent de beaucoup celles qui avaient été enregistrées pour la totalité de 2012 (la dernière année lors de laquelle le ciné-parc était ouvert). « Est-ce que c'est parce qu'on a un bel été? Parce qu'on a refait le concept du ciné-parc, parce qu'on l'a axé plus familial? On ne sait pas, mais on est contents! » lance-t-elle.
Les projets spéciaux à venir ne manquent d'ailleurs pas. Le ciné-parc accueillera notamment un festival de jeux vidéo les 4 et 5 septembre, et les propriétaires auraient plusieurs activités d'Halloween en tête. « On veut aller chercher l'intérêt de la population plus longtemps. Ce n'est pas parce qu'il va commencer à faire frais qu'on ne pourra plus aller au ciné-parc. Il va faire noir plus tôt, les films pourront commencer plus tôt, puisque les gens travaillent le lendemain », explique Mme Martel.
Les coûteux projecteurs HD dont le ciné-parc a fait l'acquisition semblent avoir valu l'investissement; la différence de qualité avec l'ancienne méthode de projection était l'un des commentaires positifs qui revenaient le plus souvent souvent chez les gens interrogés vendredi soir. « Ça fonctionne bien, les gens sont contents, on a de bons commentaires », confirme Mme Martel.