L'emploi au coeur des préoccupationsdu Service d'aide aux Néo-Canadiens

Soixante ans, mais plus jeune, moderne et pertinent que jamais : le Service d'aide aux Néo-Canadiens (SANC) entend profiter à plein de son 60e anniversaire de fondation, au cours de 2014, pour propulser sa mission d'accueil et d'intégration des personnes immigrantes vers de nouveaux sommets.
« Ce 60e sera l'occasion de propulser le SANC vers l'avenir, de susciter encore plus la mobilisation autour de notre mission d'accueil et de mieux se faire connaître de la population en général, car même après 60 ans, force est de constater que notre organisme communautaire n'est pas suffisamment connu », a émis en conférence de presse de lancement le président du conseil d'administration, Denis Marceau.
Plus que tout, par rapport à l'ensemble des services et actions menées par le SANC, l'objectif ultime c'est d'amener les personnes immigrantes au même niveau d'emploi que la moyenne de la société. « C'est important d'accueillir et de bien accueillir ces gens venus de l'étranger, mais leur intégration doit aussi porter sur l'emploi. C'est fondamental, sinon c'est du désoeuvrement pour eux, du talent perdu dans notre société et une charge... La situation de chômage chez les personnes immigrantes, c'est indécent! Ça me scandalise », a clamé M. Marceau. Il a précisé que par rapport à une moyenne d'environ 7 pour cent de chômage à Sherbrooke et au Québec, « c'est au moins le double et même plus » chez les nouveaux arrivants.
Aussi, malgré tous les efforts du SANC, qui compte un peu moins de 20 employés permanents, une centaine de bénévoles et depuis peu neuf ambassadeurs (voir autre texte), ce « rêve de l'emploi » pour les immigrants, M. Morceau veut le faire porter par l'ensemble de la communauté. « Plus que de l'argent, c'est l'investissement de toute la communauté, par ses gestes et ses actions, qui va faire la différence », a-t-il plaidé vigoureusement.
Devant un large parterre d'invités, dont le député de Sherbrooke, Serge Cardin, l'organisation en a profité pour dévoiler sa nouvelle identité visuelle, mettant en avant-plan le 60e anniversaire dont le logo sera adapté pour les années suivantes. La directrice générale du SANC, Mercedes Orellana, a expliqué que l'oeuvre du graphiste Louis-Charles Arguin montre une maison stylisée vers le futur où on voit une personne à l'intérieur en accueillir d'autres se tenant toutes par la main. « La diversité des couleurs démontre la façon dont le SANC accueille et accompagne une grande diversité de gens », a-t-elle souligné.
Tout au cours de l'année, une foule d'activités auront lieu pour souligner le 60e anniversaire, tant pour le grand public que sur invitation. Ce seront tout aussi bien le populaire Buffet des Nations du 3 mai, dont la 43e édition promet « des changements importants et l'annonce d'un projet structurant d'envergure » pour l'organisme, une journée de cabane à sucre, des conférences thématiques à l'été, une épluchette de blé d'Inde, une soirée de clôture « haute en couleur ». Mais aussi la tenue d'une journée de réflexion où « l'Estrie se parle des vraies affaires, en lien avec la question du marché du travail » pour les personnes immigrantes.
Depuis sa fondation inspirée par l'abbé Desève Cormier, de Caritas, le SANC a offert à des milliers d'immigrants ayant choisi l'Estrie ou parrainés à titre de réfugiés des services variés : pour l'établissement en appartement, en soutien moral, psychosocial et médical, pour faciliter l'accès au travail, bref, pour s'intégrer comme n'importe quel autre citoyen. Juste pour la période du 1er juillet 2012 au 30 juin 2013, on parle de 645 personnes originaires de 45 pays.