Legault «très confiant que le message va passer»

Malgré des résultats plutôt décevants pour sa formation politique à l'élection du 4 septembre 2012 dans les circonscriptions de l'Estrie, où elle avait terminé en troisième place, même assez loin dans le cas de Sherbrooke et de Saint-François, François Legault se dit cette fois « très confiant que le message va passer » en faveur de la Coalition Avenir Québec.
En point de presse à l'issue d'une visite des installations de l'Institut interdisciplinaire d'innovation technologique (3IT) de Sherbrooke, sa deuxième depuis le mois d'août, M. Legault a rappelé que lors de la dernière élection, le contexte ne pouvait pas être facile dans la région de Sherbrooke, « en raison de la présence d'un chef de parti ». Il faisait allusion à Jean Charest.
Or, en vue du scrutin du 7 avril, il s'est dit assuré que « le message va passer » dans l'électorat de l'Estrie, qui compte cinq circonscriptions, dont trois étaient détenues par les libéraux et les deux autres par les péquistes, lors de l'appel aux urnes. « La dernière élection, on a pu faire une moitié du chemin et cette fois on va faire l'autre moitié », a -t-il commenté avec assurance.
Au sujet de sa visite chez 3IT en compagnie de candidats caquistes de la région, François Legault s'est dit impressionné et a vanté l'approche particulière du maillage entre la recherche et ses applications concrètes. « Contraitement à d'autres endroits universitaires, il se fait ici un réel rapprochement entre l'Université de Sherbrooke et les entreprises. C'est justement le bon modèle, pour stimuler de la croissance économique. Il faut multipler ce genre de modèles par 10, par 20 au Québec, si on veut réduire l'écart de richesse de 20 pour cent qu'on a au Québec avec le reste du Québec. Il faut de l'innovation et des applications concrètes pour stimuler les entreprises et pour améliorer notre balance commerciale», a rajouté M. Legault.
Pour lui, la façon innovante de faire de 3IT est « exactement ce qu'on veut faire avec le projet Saint-Laurent » et c'était pour s'inspirer du modèle qu'il y était venu une première fois l'été passé.
Du reste, le chef caquiste en a remis dans sa condamnation de la décision du magnat de la presse, Pierre-Karl Péladeau, de maintenir ses intérêts d'affaires, malgré son implication politique. « Mais c'est qui le patron au PQ? Pauline Marois dit une chose et son candidat vedette faite le contraire... C'est un test sérieux pour le leadership de Mme Marois. L'attitude de M. Péladeau, qui va continuer de contrôler le plus important groupe de presse au Québec, soulève des inquiétudes quant à l'indépendance des journalistes... Chose certaine en tout cas, devant une telle situation, je voudrais pas être à la place d'un journaliste de Québecor », a vivement exprimé François Legault.