L'Ecobeat et la Chaudronnée s'unissent

Décidément, l'auberge EcoBeat enchaîne les conférences de presse, résultat d'une vision innovante et d'un désir d'apporter sans cesse un petit plus à la communauté. Cette fois-ci, c'était pour annoncer un partenariat avec la Chaudronnée de l'Estrie. Cette collaboration se concrétisera entre autres par une vente de fruits à l'auberge de jeunesse et par la mise en marché d'un cocktail spécial nommé le Shelter. Les profits générés par ces initiatives durables seront remis à l'organisme.
«Ça fait partie des champs qui nous intéressent le plus, la souveraineté alimentaire et la dignité humaine. On adopte l'organisme pour faire une différence dans la société, ça fait partie de mes valeurs personnelles et de celles de mon entreprise», indique Sami Gamoudi, président-directeur général de l'auberge EcoBeat.
De plus, 10 $ par billet vendu pour l'EcoBeat Fest du 2 août iront à la Chaudronnée, un autre coup de pouce pour l'organisme.
«Le financement est toujours un enjeu important pour nous. Le temps et l'énergie qu'on met là-dedans, c'est du temps qu'on perd pour aider les gens. C'est un geste de solidarité que les gens peuvent faire en profitant d'une belle journée festive ou en prenant un verre entre amis», se réjouit François Lemieux, coordonnateur de la Chaudronnée.
Se considérant comme les dernières mailles d'un filet d'organismes communautaires, la Chaudronnée a vu sa demande augmenter et son financement diminuer, une réalité bien trop commune dans le domaine des OSBL.
«On n'a aucun critère pour aider les gens, on aide tous ceux qui en ont besoin comme l'Accueil Poirier. On a épaulé 1911 personnes l'an dernier, offert 61 000 repas. Il y a dix ans, on aidait environ 800 personnes. On dresse un constat désolant de cette augmentation, la pauvreté est en croissance à Sherbrooke. On aide plus de jeunes et des travailleurs mêmes qui occupent un emploi à temps partiel au salaire minimum et qui peinent à se loger», ajoute M. Lemieux.Par ailleurs, le Sherblues a inspiré M. Gamoudi qui se réjouissait de voir tant de gens se promener sur la Wellington, occurrence qu'il aimerait vivre plus souvent.
«On prévoit faire des demandes à la Ville pour barrer la rue entre autres afin de rendre le centre-ville plus festif. Si on veut amener des gens, il faut que les choses changent. Si Montréal arrive à bloquer la Sainte-Catherine, on devrait bien être capables aussi. On veut rendre la rue plus organique, que se tiennent des fêtes communautaires familiales», précise M. Gamoudi.