Le verglas un an après: les sinistrés, «that's us!»

Lorsqu'on lui parle des sinistrés de l'épisode du verglas de décembre 2013, Irène Briand répond spontanément «That's us!» en rigolant.
<p>Irène Briand</p>
Cette résidante de Lennoxville habite sur la rue de la Vallée-des-Murmures, la toute dernière de Sherbrooke à avoir retrouvé du courant après six jours dans le noir.
«Mon mari et moi avons dormi ici chaque soir, mais nos deux filles sont allées dormir ailleurs. Nous on devait s'occuper de la maison pour s'assurer que rien ne gèle ou brise», raconte Mme Briand, en précisant qu'en 10 ans, c'était la première fois que son foyer manquait d'électricité plus d'une demi-journée.
Comme bien d'autres Sherbrookois, Mme Briand et sa famille ont dû modifier leurs projets pour le temps des Fêtes.
«J'étais supposée recevoir toute la famille, mais c'était impossible. J'ai donc tout amené, jusqu'à la dinde, chez les grands-parents», se souvient-elle.
De plus, Mme Briand hébergeait deux étudiants européens pour le temps des Fêtes 2013.
«Je peux vous dire qu'il s'agissait d'une grande aventure pour eux. Ils découvraient le Québec et étaient émerveillés par le verglas», rigole la Sherbrookoise.
Cette année, Mme Briand reprend les rênes du party de Noël familial et n'a pas l'intention de laisser le climat gâcher ses plans.
«Nous avons maintenant une génératrice. Nous sommes allés l'acheter à Victoriaville l'an passé puisqu'il n'y en avait plus une seule à Sherbrooke», explique-t-elle.
«Mais on se croise quand même les doigts pour avoir une période des Fêtes plus tranquilles», conclut Mme Briand.