Le Syndicat des chargés de cours frustré par l'attitude de l'UdeS

Au terme de vingt rencontres de négociations, l'Université de Sherbrooke a décidé de suspendre les discussions entre elle et le Syndicat des chargées et chargés de cours de l'Université de Sherbrooke (SCCCUS) pour la période estivale.
Les pourparlers suspendus jusqu'au mois d'août avaient débuté le 16 décembre dernier. Alors que le SCCCUS espérait arriver à une entente avant les vacances d'été, l'Université a choisi de mettre le dossier en pause.
« Est-ce à dire que l'Université de Sherbrooke n'est pas prête à reconnaître le travail important effectué par ses chargées et chargés de cours? L'Université doit revoir sa façon d'aborder les négociations et ses offres parce qu'actuellement, cela n'augure rien de bon pour la session d'automne », s'interroge par voie de communiqué, André Poulin, président du SCCCUS.
Six mois après le dépôt des demandes syndicales, l'Université n'a toujours pas complété son dépôt sur les clauses normatives et a reporté sa réponse sur les aspects salariaux au mieux à la fin du mois de septembre, autre situation que déplore le Syndicat.
Le SCCCUS soutient que leurs revendications concernent en grande partie les conditions de travail, des demandes qui ont peu ou pas d'incidence sur les finances de l'Université de Sherbrooke.