Pierre Avard

Le syndicat de Postes Canada exige des consultations publiques

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des Postes réclame de Postes Canada qu'elle conduise des consultations publiques avant de statuer sur le sort de la livraison de courrier à domicile.
Selon le président de la section sherbrookoise du syndicat, Pierre Avard, la baisse du courrier a le dos large en ce qui concerne la baisse des profits et plusieurs dépenses pourraient être révisées afin d'éviter que la majorité des gens doivent se déplacer pour récupérer leur courrier. Sans vouloir porter d'accusations envers la gestion, ce dernier n'en exige pas moins que la lumière soit faite sur certaines de leurs décisions.
« Je ne dis pas que c'est la faute de la gestion, mais regardez les décisions qui ont été prises... On investit 2,3 milliards dans de l'équipement et on nous casse les oreilles depuis des mois à dire qu'il y a beaucoup moins de lettres. Ça ne fait pas sérieux », déplore-t-il.
Le président du syndicat dit qu'il « cherche à voir la logique » derrière les agissements de l'entreprise publique. En guise d'exemple, il indique que des dépenses importantes seront faites à Sherbrooke et n'auront aucune incidence sur les services offerts.
« Postes Canada nous a dit que de nouveaux équipements seraient utilisés. Seulement à Sherbrooke, elle veut acheter 40 nouveaux casiers au coût de 5000 dollars chacun. Il y a 200 000 dollars qui vont disparaître comme ça. Actuellement, il y un système où les facteurs et factrices voyagent ensemble et Postes Canada veut faire appel à des taxis et acheter neuf camions de plus. Ça ne change rien sur les services à la population alors pourquoi on fait ces achats-là? » demande-t-il.
Pour cette raison, Pierre Avard soutient que les discussions entourant la rentabilité de l'entreprise ne devraient pas être réservées qu'aux cadres, mais à tout le monde.
« Ces débats là ne se font pas actuellement et c'est pourquoi on dit que les employés et la population devraient être consultés. Si tu me dis que tu as de la misère à faire les paiements pour ta maison, tu ne t'en achètes pas une plus grosse. Postes Canada fait des dépenses et ne les compte pas. »
Au final, il s'agit pour M. Avard de conserver la qualité principale de Postes Canada : le service aux citoyens.
« C'est clair que le service à domicile c'est notre principal atout. Si on l'enlève, on ne sera pas différent des autres entreprises. Il faut conserver le service et regarder vers autre chose. C'est pour ça qu'il doit y avoir des consultations », conclut-il.