Alexandre Clark a eu son mot à dire dans la victoire de Charles Hamelin au 1500 mètres aux JO de Sotchi.

Le Sherbrookois Alexandre Clark à Sotchi

Sur papier, Alexandre Clark ne fait pas partie de l'équipe nationale de patinage de vitesse courte piste. N'empêche, le Sherbrookois a eu son mot à dire dans la médaille d'or remportée par Charles Hamelin au 1500 mètres, la semaine dernière aux Jeux olympiques d'hiver de Sotchi.
Depuis 2010, le kinésiologue de 30 ans est en charge de la préparation physique des patineurs masculins sur courte piste à l'Institut national du sport du Québec. Il a obtenu la responsabilité des femmes en 2012.«À l'amorce du cycle olympique, mon patron chez Actiforme m'a offert de m'occuper de l'équipe masculine courte piste. À ce moment-là, je m'occupais aussi de l'équipe du Québec de ski et de certains athlètes de l'équipe nationale de plongeon. Je les ai d'ailleurs accompagnés durant leurs deux dernières années de préparation en vue des Jeux de Londres», raconte le Sherbrookois qui demeure maintenant à Saint-Jean-sur-Richelieu.
Son excellent travail auprès des patineurs de vitesse lui a finalement permis d'obtenir son laissez-passer pour la Russie et d'être aux premières loges pour célébrer la victoire de Charles Hamelin.
«Ç'a été un énorme rush d'émotion, un high assez incomparable! confie celui qui est également responsable de filmer les courses de façon à ce que les entraîneurs puissent avoir accès à la vidéo en temps réel. D'habitude, je ne suis pas quelqu'un de très expressif, mais là, j'ai crié comme si je m'en allais à la guerre! Cette victoire représente l'accomplissement d'un cycle de travail de plusieurs années avec les athlètes et les entraîneurs.»
Choyé
Le préparateur physique en est à sa première présence aux Jeux olympiques, lui qui a obtenu son diplôme en kinésiologie à l'Université de Sherbrooke en 2008.
«Je réalise que je suis très choyé de pouvoir vivre l'expérience olympique, admet-il. Nous ne sommes pas beaucoup de préparateurs physiques à avoir la chance d'aller aux Jeux. Règle générale, notre travail se fait avant les compétitions et on ne revoit nos athlètes qu'après. Émotivement, nous sommes moins impliqués que les entraîneurs ou les physiothérapeutes.
«En étant ici, j'ai vécu des montagnes russes d'émotion avec une première journée exceptionnelle et deux autres plus difficiles», ajoute-t-il en faisant référence aux vives déceptions vécues autant chez les hommes -la chute de François Hamelin en qualification du relais 5000 mètres- que chez les femmes -la huitième position de Marianne St-Gelais au 500 mètres-.
Un travail important
Même si les résultats n'ont pas toujours été ceux escomptés depuis le début des compétitions au Palais des sports de glace de Sotchi, le Canada a encore des espoirs de médailles au 1000 mètres féminin et au 500 mètres masculin.
«Côté préparation physique, nous sommes plus en mode maintien, explique Clark en parlant de ce qui l'a amené en Russie. Il faut s'assurer que nos athlètes se présentent à leurs compétitions en étant au sommet de leur forme. Ça veut dire qu'il faut prévoir les moments où l'on doit les stimuler pour s'assurer qu'on maintient les capacités qu'on a besoin pour gagner. Puisque les horaires d'entraînement sur glace sont assez contraignants durant les Jeux, les séances de préparations physiques deviennent très importantes.»