Le Sherblues & Folk est la fin de semaine la plus achalandée de l'année au Café Bla-Bla.

Le Sherblues remplit les restos sur Wellington Sud

La Wellington Sud est rarement autant fréquentée que pendant le Sherblues & Folk. «C'est la plus grosse fin de semaine de l'année! » confirme sans hésiter le copropriétaire du Café Bla-Bla, Sylvain Auger. « On était complets jeudi soir, les gens ont fait la file de 17h à minuit», renchérit son associé Sébastien Mailhot. «C'est un feu roulant non-stop jeudi, vendredi et samedi.»
Le Bistro Kapzak est pour sa part situé à peu près à l'endroit parfait pour devenir une extension du parterre de la scène principale. «On coupe notre système de son et l'ambiance entre dans le resto. Même si le spectacle est à l'extérieur, les gens peuvent l'écouter en dedans», dit en souriant le propriétaire de l'endroit, Jason Kacprzak.
Selon lui, pendant le Sherblues, les clients entrent au Bistro autant pour manger que pour prendre un verre. «Ça fait découvrir le resto. Beaucoup de monde ne passent pas sur la Wellington Sud d'habitude.»
Les restaurateurs du sud sont bien contents que le festival se déroule principalement de ce bord de la King, mais pour eux, de l'action au centre-ville est bénéfique, point. «Certains restos se prêtent moins à une soirée où on écoute du blues, nous on est un bistro, ça va bien. Mais tout le monde est gagnant quand les gens passent devant leur commerce, même les boutiques de vêtements», avance Sylvain Auger.
Le nord pas délaissé
Ce n'est pas pour autant désert au nord; le Snack en est un bon exemple. Vendredi après-midi, le propriétaire Omar Hamroun anticipait positivement l'arrivée de la soirée. «Ça devrait être encore plus fort qu'hier [jeudi], puisque les gens ne travaillent pas le lendemain!» Et comme le Snack avait refusé des clients la veille, il va sans dire que le personnel se préparait à un gros blitz de travail. «On avait mal aux pieds quand on a fini la soirée! Le Snack fitte très bien avec le Sherblues, c'est notre clientèle cible, des gens qui viennent grignoter et qui s'en vont avec une petite bière», estime M. Hamroun.
Les premiers spectacles de la place Nikitotek amènent également des gens au centre-ville. Un effet que l'on ressent au Classyco Café, qui a déjà affiché complet quelques jours depuis le début de l'été. «Les vendredis et les samedis il faut vraiment réserver, sinon il y a beaucoup de chances qu'il n'y ait pas de place», dit Arnaud Attiave, qui prévoyait faire restaurant comble vendredi.
Moins de chance du côté des tables plus classiques; au restaurant Le Bouchon, les derniers jours ont été à l'image de 2014 : tranquilles. Et si les activités du centre-ville à venir dans les prochains jours pourraient bien amener un peu plus de clientèle, le propriétaire Stéphane Fournier dit ne pas s'attendre à une remontée spectaculaire. «Il faut passer 2014, et j'espère que ça va être mieux après. Je me croise les doigts pour 2015», dit-il, déplorant notamment le ralentissement économique. «Les gens sortent beaucoup moins qu'avant.»