Le ShazamFest vu par les enfants

Même si la musique est l'âme du ShazamFest, les enfants y occupent sans contredit une place prépondérante. L'amphithéâtre naturel du site du ShazamFest se veut d'ailleurs une véritable garderie à ciel ouvert avec, en guise d'éducatrices, des jongleurs, des clowns, des maquilleuses, un forgeron, des artisans et bien d'autres personnages tous aussi colorés les uns que les autres.
Les petits-cousins Reno et Léo s'étaient couchés bien tard samedi soir afin d'assister au théâtre rock du trio montréalais Jardin Mécanique. Il faut dire qu'on se souciait peu du nom, mais qu'on se rappelait la mise à mort du chef dont l'âme continuerait à hanter le théâtre... « Celui qui jouait de la batterie a grimpé au-dessus du toit et il devenait le grand roi », raconte Reno. Bon, leur histoire est parfois un peu décousue, mais l'essentiel est qu'ils ont eu le privilège de voir un spectacle dont plusieurs n'ont peut-être jamais encore entendu parler. Quant à savoir si le Shazam est une affaire d'adultes ou d'enfants, ils répondent tous deux à l'unisson et sans aucune hésitation : « les deux! »
Une affirmation qu'approuve Thierry Latreille, le papa de Reno. Ils en sont à leur deuxième participation au Shazam. « On revient parce que c'est le fun, que l'endroit est superbe et qu'il y a autant de trucs pour les petits que pour les grands. Dans la grande ville, on est davantage habitué à garder nos enfants à l'oeil, mais ici, une fois qu'on s'est adaptés, on se contente de les regarder de loin, avoue Thierry avec un sourire. Reno avait très hâte de revenir, ça fait un an qu'il m'en parle. Dès qu'on a planté notre tente, il s'est fait un ami du même âge. »
« Le Shazam est un festival qu'on adore, parce que c'est super familial. C'est un des rares festivals où les enfants s'amusent autant que les adultes, déclare Marie-Noël de la Bruère, accompagnée de sa fille Elphée. Il y a des activités toute la journée, des ateliers de cirque, du bricolage, la rivière où ils peuvent jouer dans l'eau. C'est aussi un petit festival, on peut donc laisser aller les enfants en toute confiance. Ils se promènent librement sans qu'on soit attachés après eux. » Arrivée au ShazamFest depuis vendredi, Elphée était loin de s'en plaindre : « On a du fun et j'ai aimé les princesses! » Les demoiselles auxquelles elle fait référence sont les Tribal Roses, appréciées, entre autres, pour leurs costumes élaborés.
Visiblement fatigué, mais heureux de cette 9e édition, l'organisateur de l'événement Ziv Przytyk compte bien réitérer en 2015 pour un dixième anniversaire, mais avoue qu'il lui faudra repenser la structure et le fonctionnement du ShazamFest. « Les shows sont toujours un succès, le public est content, mais économiquement c'est dur de créer quelque chose un peu underground qui n'attire pas la masse. »
Avis aux intéressés qui souhaiteraient véritablement mettre la main à la pâte : on peut joindre Ziv par courriel à shazamfest@gmail.com.