Des membres du SAREUS avaient tenu une manifestation le 20 mars dernier.

Le SAREUS et l'UdeS s'entendent

L'Université de Sherbrooke et le Syndicat des auxiliaires de recherche et d'enseignement de l'UdeS (SAREUS) sont parvenus à une entente de principe, qui sera présentée aux membres le 9 avril prochain. Le SAREUS entend recommander à ses membres l'acceptation de cette entente.
Selon celle-ci, le contrat de travail est d'une durée de trois ans. Elle prévoit des augmentations de 2 % pour la première année. Pour la deuxième et troisième années, elle accorde 1 % ou ce qui sera fixé par la Politique salariale gouvernementale (PSG) : c'est le pourcentage le plus avantageux qui sera appliqué. Pour la deuxième année, les employés pourraient obtenir jusqu'à 1 % supplémentaire grâce à des calculs liés à l'inflation. Ainsi, explique le président du SAREUS, Philippe-Antoine Demers, « idéalement », les employés pourraient aller chercher 5 % d'augmentation sur trois ans.
«On a fait preuve d'imagination»
« On pense que l'UdeS était quand même très fermée à tout ce qui s'appelle ajouts financiers, mais on a fait preuve d'imagination (...) On ne voulait pas faire les frais des coupes budgétaires », indique M. Demers en disant tout de même comprendre le contexte. L'UdeS, à l'instar des autres universités de la province, doit composer avec d'importantes compressions budgétaires.
Le SAREUS a fait appel à un conciliateur en janvier.
La convention collective du SAREUS est échue depuis octobre dernier; les négociations ont commencé en septembre. Le dossier avançait progressivement, jusqu'à ce que les deux parties en arrivent à une impasse au chapitre salarial.
« Les gains les plus intéressants ont été réalisés avant d'en arriver à l'impasse salariale », observe M. Demers. À ses yeux, il s'agit « d'une convention bien meilleure que la précédente », qui devrait permettre de réduire les griefs. Les employés ont notamment fait des gains en lien avec certains congés, la bonification du congé de maternité et un changement au régime salarial.
Le SAREUS envisageait la tenue de moyen de pression encore la semaine dernière, mais les deux parties en sont finalement arrivées à une entente.
En fonction du nombre de contrats, le SAREUS peut compter jusqu'à 1500 membres.
Comme l'entente de principe doit être présentée au prochain conseil d'administration, le vice-recteur aux ressources humaines de l'UdeS Martin Buteau a préféré ne pas accorder d'entrevue à La Tribune. Quant aux négociations avec les chargés de cours, celles-ci se poursuivent « normalement ».
L'UdeS, plus gros employeur de la région, compte environ une dizaine de syndicats.