Le recyclage en perte de vitesse

Pendant qu'il grimpe un peu partout en province, le taux de recyclage des matières résiduelles a connu un recul au cours des trois dernières années à Victoriaville, passant de 35,76 % à 34,43 % du cumul des contenus des bacs à recyclage et à déchet.
Bien qu'il ait préféré un meilleur résultat, la diminution de ce taux, qui ne tient pas compte de la proportion de matière destinée au compostage ou considérée comme résidus domestiques dangereux, n'a pas eu de quoi surprendre le maire, Alain Rayes. Il y a un moment qu'il perçoit un essoufflement dans les bonnes habitudes de ses citoyens.
« Nous avons cru que le comportement était acquis et nous avons réduit l'effort de sensibilisation avec le résultat que l'on connaît aujourd'hui. On se rend compte que les bonnes habitudes se perdent, notamment chez les plus jeunes qui ont été moins sensibilisés », indique-t-il.
C'est dans cette optique que l'organisme de collecte et valorisation des matières résiduelles Gesterra a mis de l'avant une série de nouvelles campagnes de sensibilisation dont une demandant aux résidants de réduire de 2 livres par semaine le poids de leur bac à déchet.
« Nous avons plafonné, ça semble clair. Il faut maintenant trouver une façon de maintenir nos bonnes habitudes et de convaincre les purs et durs de l'importance du recyclage », ajoute le maire Rayes.
Un rapport qualité-prix acceptable
Bien qu'en recul, ce taux de recyclage permet à Victoriaville de se hisser parmi les huit municipalités les plus performantes pour ce qui est du recyclage (parmi les villes de 25 000 à 100 000 habitants). C'est le seul endroit où la Ville se démarque, l'ensemble de ses autres indicateurs de gestion se retrouvant dans la moyenne.
Victoriaville fait un peu mieux que les autres pour ce qui est de la gestion de ses ressources humaines et de ses travaux de voiries, est dans la moyenne en ce qui a trait à son service de sécurité incendie et a un peu plus de difficulté à suivre la parade en ce qui a trait à son eau potable. On se targue toutefois d'avoir une eau de meilleure qualité, ayant notamment obtenu une mention 5 étoiles.
Le seul endroit où Victoriaville dépense trop sans raison évidente concerne l'entretien de ses conduites d'égout. Il en coûte effectivement 7471 $ par kilomètre de conduite, alors que la médiane des villes de même envergure se situe autour de 6000 $.
« Nous considérons qu'il est important de procéder à ce type d'analyse afin de nous comparer à ce qui se fait ailleurs. Ces chiffres nous permettent de cibler où l'on fait bien notre travail et où il serait possible de faire mieux », conclu Alain Rayes.