Le PQ dépose une plainte au DGE

Comme en marge du scrutin de 2012, concernant encore les mêmes immeubles d'appartements pour personnes autonomes de la rue des Chênes, à Sherbrooke, le Parti Québécois (PQ) dénonce dans le cadre de l'élection du 7 avril prochain l'inscription d'un «nombre anormalement élevé de demandes de gens désirant voter à domicile, mais qui ne répondent pas au critère de l'incapacité à se déplacer pour des raisons de santé».
Le tout, tel que stipulé à l'article 301.19 de la Loi électorale administrée par le Directeur général des élections du Québec (DGEQ).
Or cette fois, en plus de dénoncer dans les médias cette situation prévalant à l'égard des résidents des immeubles des 2940 et 2984 rue des Chênes, «et pour éviter que des votes à domicile se déroulent illégalement dans la circonscription de Sherbrooke», le PQ vient de déposer une plainte en bonne due forme au DGEQ, Jacques Drouin, par l'intermédiaire de son conseiller juridique, Me Guillaume Rousseau. En tout, environ 120 personnes habitant l'un ou l'autre des deux immeubles ont demandé le vote à domicile.
Dans son document de plainte envoyée au DGEQ, l'avocat du PQ fait référence au procès-verbal de la rencontre du 24 mars dernier des candidats de la circonscription de Sherbrooke, où le directeur du scrutin dans Sherbrooke, Jean-Luc Dumont, intervient à cet effet, concernant le vote au domicile de l'électeur. M. Dumont souligne que son bureau a reçu «un nombre anormalement élevé de demandes» et qu'il a «avisé les candidats de cette situation par courriel» que «le DGE a fait des représentations auprès du parti politique concerné».
À défaut de pouvoir parler à M. Dumont, le bureau du DGEQ, à Québec, a préféré limiter ses commentaires à ce moment-ci au sujet de la plainte du PQ. «Les plaintes que nous recevons restent confidentielles. Nous ne les traitons pas sur la place publique. Sans parler pour celle-ci en particulier, mais de façon générale, toute plainte fait l'objet de vérifications pour s'assurer de sa recevabilité et peut donner lieu à des enquêtes plus poussées et des sanctions s'il y a lieu», a simplement émis la porte-parole du DGEQ, Stéphanie Isabelle.