Colette Roy Laroche

Le pont Agnès restera fermé aux piétons

La Ville de Lac-Mégantic maintient sa décision : le pont Agnès restera fermé. C'est du moins ce qu'affirme la porte-parole municipale, au lendemain de la manifestation citoyenne qui a regroupé près de 300 personnes dimanche. Celles-ci réclament l'aménagement d'un passage piétonnier d'un secteur à l'autre de la ville en empruntant le pont Agnès qui enjambe la rivière Chaudière.
En l'absence de la mairesse Colette Roy Laroche, retenue à l'extérieur, Karine Dubé, du service des communications de la Ville a réitéré que cette décision est une question de sécurité. Il s'agit d'un chantier de construction et la sécurité des citoyens est prioritaire pour le conseil, a-t-elle mentionné. La Ville a d'ailleurs publié un communiqué justifiant cette décision impopulaire. Mme Dubé tenait à rappeler que, dès décembre, devant le questionnement de plusieurs personnes, la Ville avait émis un avis, par le biais de la radio locale, à l'effet qu'elle ne pouvait accéder à la demande de rouvrir le pont Agnès.
La représentante de Lac-Mégantic rappelle que les lieux sont contaminés et que le va-et-vient incessant des camions lourds, pelles et autres équipements reprendra au début de mars. Dans ces conditions, il serait très risqué de laisser les gens circuler, même en dotant le site d'un passage piétonnier bordé de clôtures ou d'une barrière de sécurité. À cela s'ajouteront des travaux importants qui se feront sous la culée du pont.
«Nous sommes conscients que cette situation crée, pour plusieurs, des difficultés majeures dans les déplacements entre les deux rives, indique la Ville sur son site Internet. Il s'agit d'une préoccupation constante des gestionnaires du site. À chaque étape de mise en oeuvre des différents travaux dans la zone d'intervention, les gestionnaires évaluent la possibilité de rouvrir le pont Agnès. Malheureusement, à ce jour, cela ne serait pas sécuritaire de permettre la circulation sur le pont Agnès et dans la zone d'intervention.»
La Ville rappelle qu'elle met à la disposition des citoyens un service de navette gratuit entre les deux secteurs et rappelle qu'il ne saurait être question de risquer la sécurité des citoyens.