Le nombre de visiteurs en baisse au Salon Priorité-Emploi

Un peu moins de 5000 personnes se sont présentées cette année au Salon Priorité-Emploi, qui se tenait vendredi et samedi au Centre de foires de Sherbrooke. Il s'agit d'une faible baisse de l'achalandage, alors qu'entre 5000 et 6000 visiteurs allaient à la rencontre de potentiels employeurs lors des dernières éditions du Salon.
« De la part des exposants, on s'est fait dire qu'il y avait une légère baisse de visiteurs - pas beaucoup, peut-être quelques centaines - mais que la qualité des visiteurs augmente chaque année », affirme l'organisatrice du Salon, Caroline Rouleau, qui est heureuse de la façon dont l'événement s'est déroulé.
Si quelques personnes croisées par La Tribune au Salon avaient mentionné être déçues du nombre d'emplois offerts sur place, redoutant que les entreprises participantes se servent surtout du Salon pour obtenir de la visibilité, l'organisatrice affirme que les exposants profitent réellement de ces deux jours pour embaucher. « Les exposants ne viennent pas ici que pour la visibilité. C'est beaucoup d'investissements de venir ici, il y a la location de l'espace, le personnel pendant deux jours, la préparation des kiosques... », explique-t-elle. « On a un taux de rétention des exposants de 80 % chaque année. Ils doivent certainement trouver leur compte, sinon ils ne reviendraient pas », croit-elle.
L'organisation estime à environ 2000 le nombre de postes qui étaient ouverts au Salon. Il est difficile de savoir exactement combien d'embauches résultent directement de l'événement puisque celles-ci ont parfois lieu quelques semaines voire des mois plus tard, mais Caroline Rouleau affirme que de plus en plus de méthodes d'évaluation des retombées sont appliquées par son équipe.
D'ailleurs, pour la toute première fois cette année, des étudiants au baccalauréat en orientation de l'Université de Sherbrooke formaient l'Escouade info-emploi, se promenant avec des t-shirts jaunes parmi la foule et répondant aux questions.
« Ils ont été très actifs sur le terrain. Ils vont aussi téléphoner à chaque exposant après le Salon pour avoir une idée de leur appréciation, mais aussi pour savoir combien de candidatures ont été retenues et combien d'employés ont été engagés par rapport au nombre de postes à pourvoir », explique Mme Rouleau.
Un sondage de satisfaction pouvait aussi être rempli par les chercheurs d'emploi à la fin du Salon.
Un salon emploi-formation?
Le Salon sera de retour l'an prochain, avec quelques nouveautés que Mme Rouleau, qui s'occupe de l'événement depuis 6 ans, préfère garder secrètes pour l'instant.
Certains exposants auraient peut-être des suggestions à formuler. David Deschênes, directeur général de l'Institut Desgraff, profitait du Salon surtout pour recruter de nouveaux étudiants, à l'instar d'autres centres de formation qui étaient présents. Il croit que le Salon gagnerait à élargir sa vocation. « On devrait appeler ça un salon emploi-formation », croit celui qui affirme que les événements du genre qui se déroulent par exemple à Montréal sont bénéfiques pour l'ensemble des exposants et de la population.
Une idée à laquelle Caroline Rouleau n'est pas fermée. « On a un secteur du Salon qui touche la formation, mais il ne s'appelle pas officiellement comme ça », dit celle qui estime à environ un neuvième des exposants cette proportion.