Bernard Sévigny

Le maire réplique au président de la Chambre de commerce de Fleurimont

Bernard Sévigny n'a pas apprécié la récente sortie du président de la Chambre de commerce de Fleurimont, François Bouchard.
«Il parle au nom de qui?» se questionne le maire de Sherbrooke.
Dans La Tribune de jeudi, François Bouchard soutenait que la décision de fusionner les arrondissements de Brompton et de Fleurimont devrait revenir aux citoyens de Brompton. Il disait également préférer le rapport Paquin, émettant des doutes quant aux économies réelles que devrait engendrer la réforme de Bernard Sévigny et évoquait du même souffle les «augmentations de salaire importantes à sa garde rapprochée qui semble d'ailleurs de plus en plus imposante» pour l'illustrer. Des propos que ne digère pas le principal intéressé.
«Quand il envoie ça, c'est tout à fait faux. Ça m'étonne d'un président de Chambre de commerce», réagit le maire.
«Les changements qu'on a apportés vont sauver environ 40 000 $ par année, continue-t-il. Oui, il y en a trois au cabinet de la mairie qui ont eu des augmentations, mais un poste à temps plein à 72 000 $ par année a été supprimé. Ça m'étonne aussi qu'en tant que président de la Chambre de commerce de Fleurimont, on souligne qu'on peut sauver 2 M$ et qu'il remet en doute nos économies.»
À l'autre bout du fil, Bernard Sévigny ne dérougissait pas.
«C'est la façon de présenter les choses qui me titille, explique le maire de Sherbrooke. Est-ce que c'est la position de la Chambre ou celle de son président? Parce que moi j'ai parlé à des gens de la Chambre de commerce de Fleurimont et ils n'avaient pas ce discours-là. Si ses membres sont à ce point pour le statu quo, ça me préoccupe.»
«Qu'il le pense comme citoyen c'est une chose, mais quand il parle au nom de 800 entreprises et commerces et qu'on tient des propos comme ça, c'est incompréhensible, renchérit-il. La Chambre de commerce de Sherbrooke consulte ses membres en ce moment, je me demande s'il a fait la même chose de son côté.»
Bernard Sévigny a démontré une certaine ouverture lorsque questionné sur la possibilité d'apporter des modifications à sa proposition de réforme de la gouvernance. Ce dernier laisse entendre que les propositions du conseiller dans le district de l'Université, Jean-François Rouleau et du conseiller d'arrondissement dans le district de Beauvoir, Benoit Dionne, font partie «du processus de consultation».
«Évidemment, ça soulève des questions. Je n'ai rien contre les interventions qui sont nombreuses. Il va y en avoir d'autres et c'est ça l'objectif, convient M. Sévigny. C'est d'entendre ce que les gens ont à dire. Il y a des mémoires qui entrent et qui vont être présentés la semaine prochaine. À partir de là, comment elle [la proposition] va évoluer? On va le voir à la lumière des présentations pour prendre une décision le 3 mars.»