La première ministre Pauline Marois a visité les installations de Rose Drummond, lundi en fin de journée, accompagnée de ses candidats de Johnson et Drummond-Bois-Francs, Yves-François Blanche et Daniel Lebel.

Le Centre-du-Québec : une priorité pour le PQ

La première ministre sortante, Pauline Marois, en était à une troisième visite en sol drummondvillois depuis le début de la campagne électorale, lundi en fin de journée, et on avait déjà annoncé qu'elle y retournerait dès ce matin pour y faire une nouvelle annonce.
Il ne fait ainsi plus de doute que le Centre-du-Québec est une région prisée par le Parti québécois. Celui-ci espère préserver ses acquis avec la réélection d'Yves-François Blanchet dans Johnson, mais également faire de nouveaux gains en persuadant les électeurs d'opter pour Daniel Lebel dans Drummond-Bois-Francs.
« C'est très apprécié de nos militants, mais aussi des candidats de voir la chef passer aussi souvent par ici. Je crois que ça démontre que Mme Marois aime bien la région », a indiqué celui qui était jusqu'à tout récemment le président de l'Ordre des ingénieurs du Québec.
Selon Yves-François Blanchet, les circonscriptions de la Mauricie et du Centre-du-Québec sont celles qui pourraient faire la différence en bout de piste entre un gouvernement minoritaire et majoritaire.
« Tous les partis démontrent beaucoup d'intérêt pour la Mauricie et le Centre-du-Québec. Les comtés qui s'y trouvent sont importants. De notre côté, on se fait accueillants et nos militants sont allumés, ça donne le goût de venir », a ajouté M. Blanchet.
Dernière semaine pour les vrais enjeux
Interrogé sur la réaction de ses électeurs lorsqu'il passe de porte en porte, le ministre de l'Environnement sortant s'est dit déçu que des sujets anodins retiennent davantage l'attention que les vrais enjeux.
« Avant la campagne, le message des Québécois m'a semblé très clair : nous voulons la Charte des valeurs et des emplois, explique le candidat. La stratégie des adversaires a été habile. Ils ont kidnappé la campagne jusqu'à la semaine dernière. Il y a juste les libéraux qui inventent un virtuel référendum. C'est croche, mais les gens ne sont pas fous. »
Selon le ministre sortant, c'est la base électorale du Parti libéral, « enfermée dans sa bulle de privilèges qui les isole du Québec », qui en fait un adversaire farouche. Ce dernier s'est également permis d'attaquer vigoureusement l'intégrité du chef libéral, Philippe Couillard, l'accusant de ses liens avec Arthur Porter, ainsi que de sa participation au régime « dictatorial et sexiste d'Arabie Saoudite ».
Incapable de comprendre ce qui influence certaines personnes à vouloir d'un gouvernement libéral, M. Blanchet a invité le « vrai monde » à poser des questions et à donner vie à cette campagne électorale qui est, selon lui, la plus importante des 20 dernières années.
« Vous connaissez des gens au travail qui sont prêts à pardonner les millions dans les poches du crime organisé et du PLQ? Demandez-leur des explications. Débattez. Vous croyez que la Charte est importante? Soyez fiers de le dire. La campagne électorale appartient aux électeurs, pas aux politiciens. Prenez-la avec courage. Prenez la parole! Il faut vous faire entendre », a-t-il conclu.