Le bloc opératoire de l'Hôpital de Magog fermé

Le temps chaud des derniers jours combiné à un problème de ventilation a forcé l'Hôpital de Magog à fermer son bloc opératoire. «Ce qu'il faut savoir c'est que dans un bloc opératoire il y a un système de ventilation et de climatisation très spécifique. En raison des conditions météo de la semaine dernière, il y a eu un problème. On s'est rendu compte avant de commencer les procédures opératoires mardi matin que le taux d'humidité était trop élevé et qu'il y avait eu plusieurs heures où les normes n'avaient pas été respectées», a indiqué la Dre Edith Grégoire, directrice des services professionnels et directrice de la santé par intérim.
Le taux d'humidité du bloc opératoire oscillait à environ 80 %, ce qui pouvait compromettre la stérilité du matériel utilisé pour traiter les patients.
«On a beaucoup de matériel et de fournitures emballés individuellement et l'emballage n'est pas tout à fait étanche dans toutes les circonstances, explique Dre Grégoire. Quand on dépasse les normes, on ne peut pas garantir que l'équipement est demeuré stérile. Par exemple, pour les gazes, le papier va être étanche tant que l'humidité n'est pas trop élevée. Il y avait donc un danger de contamination.
Pas de risque à prendre
De quatre à sept patients par jour reçoivent une opération dite «non urgente» au centre hospitalier de Magog. Pour cette raison, il était hors de question pour le personnel de l'hôpital, de «prendre un risque» avec la vie de leurs patients. Ces derniers ont immédiatement été avisés un à un que leur opération devait être retardée.
«On ne peut pas prendre des risques dans ces cas-là. Il y a quelques chirurgies qu'on a pu maintenir, parce qu'on a du matériel entreposé ailleurs qui n'a pas subi de problèmes, mais il va falloir qu'on remplace la majorité de notre matériel. Ce qui est jetable, on va le remplacer, ce qui est réutilisable, il va falloir le stériliser de nouveau.»
Sous le couvert de l'anonymat, des sources ont mentionné à La Tribune que les coûts engendrés par le problème de ventilation pourraient avoisiner le demi-million de dollars, une information sur laquelle n'a pas voulu s'avancer Dre Edith Grégoire, tout en admettant que ce serait probablement très dispendieux.
«On ne le sait pas, mais effectivement, c'est toujours du matériel assez onéreux. On n'a pas encore les réponses du fournisseur.»
Le bloc opératoire devrait être opérationnel au cours de la semaine prochaine.
«Ce qu'on vise, c'est la semaine prochaine, mais on doit faire une analyse pour prévenir les récurrences et celle-ci est en cours», note Dre Edith Grégoire.