Le Bloc en mode pré-électoral

Le compte à rebours est commencé dans l'entourage du Bloc québécois, en prévision d'élections fédérales qui pourraient avoir lieu aussi tôt que le printemps 2015 selon le député de Haute-Gaspésie, Jean-François Fortin.
« On croit que ça pourrait avoir lieu plus tôt que prévu. On pense que lorsqu'on se reparlera à pareille date l'an prochain, on sera en élections », a-t-il suggéré.
Les militants du Bloc ont ainsi amorcé un cheminement idéologique qui les mènera à la conception d'une toute nouvelle plateforme électorale un peu plus tard cette année.
Après avoir fait l'exercice chacune de leur côté, les délégations des circonscriptions de Brome-Mississquoi, Compton-Standead, Sherbrooke, Drummond et Richmond-Arthabaska se sont donné rendez-vous, hier à Victoriaville, afin de mettre leurs pensées en commun.
« On a adopté une démarche de démocratie participative dans le cadre de laquelle ce sont nos militants qui seront à l'origine des propositions contenues dans le programme. Nous avons déjà eu une formule similaire, mais elle n'avait pas la même profondeur que présentement », a ajouté le député bloquiste.
Les propositions retenues par les représentants de l'Estrie et du Centre-du-Québec seront débattues lors du congrès national du Parti qui aura lieu à Rimouski, les 23, 24 et 25 mai. C'est à ce moment qu'on choisira également les candidats qui brigueront les suffrages.
Un vent d'optimisme
Le député de Richmond-Arthabaska et probable prochain chef du Bloc québécois, André Bellavance, s'est par ailleurs dit très encouragé par l'allure de la campagne électorale provinciale en ce moment.
« C'est très motivant. Il faut dire que la grande majorité des militants du Bloc sont aussi ceux du PQ. Il ne faut rien prendre pour acquis, les élections sont encore loin, mais de constater que le PQ pourrait obtenir un gouvernement majoritaire, ça me rend optimiste pour la suite des choses.
M. Bellavance estime qu'il sera d'autant plus important que son parti fasse élire un maximum de députés afin de favoriser les chances de réussite d'un éventuel référendum.
« En 1980, tous les députés du fédéral sont venus dire qu'il ne fallait pas que le Québec devienne un pays. En 1995, c'était différent. Nous devons avoir un maximum de représentants pour participer aux débats, il faut additionner les forces, prendre le plus de place possible », a-t-il conclu.
Le politicien estime qu'une augmentation d'à peine quelques points de pourcentage des intentions de vote en faveur du Bloc québécois lui permettrait de passer de quatre à une trentaine de députés.