Tout indique que les étudiants de l'Université de Sherbrooke pourront continuer de profiter du libre accès au transport au commun.

L'autobus encore accessible aux étudiants gratuitement

Tout indique que les étudiants de l'Université de Sherbrooke pourront continuer de profiter du libre accès au transport au commun. Les discussions avec la Société de transport de Sherbrooke vont bon train, selon le recteur sortant de l'UdeS, Bruno-Marie Béchard. Tôt ou tard, la formule devrait être reconduite avec une contribution financière des étudiants, estime M. Béchard.
Au début du partenariat, il avait été convenu que le libre accès aux autobus de la STS serait financé en partie par une contribution financière étudiante, à compter de la quatrième année de cette initiative. Mais pour toutes sortes de raisons, cela a été retardé. «Un jour ça devrait être au menu. C'est même sain: dans la vie, il n'y a rien de gratuit. Pour apprécier la valeur de quelque chose, c'est bon d'y participer personnellement, croit Bruno-Marie Béchard. Par exemple, je vois d'un très bon oeil l'approche qu'ont pris le Cégep de Sherbrooke et le Séminaire de Sherbrooke. Avec une participation étudiante correcte, je suis convaincu qu'on peut assurer ce service-là à perpétuité.»
Rappelons que les étudiants à temps complet du Cégep de Sherbrooke ont aussi accès aux autobus de la STS dans le cadre d'une entente semblable; la facture des étudiants a cependant grimpé de 50 $ par session.
L'UdeS a instauré en 2004, en collaboration avec la STS, un programme de libre accès au transport en commun pour ses étudiants. Ceux-ci peuvent monter à bord des autobus de la STS gratuitement en présentant leur carte étudiante. Cette mesure coûte en moyenne un million $ par année à l'Université de Sherbrooke.
L'implantation de cette mesure a eu un effet immédiat à l'UdeS.
«En deux ans seulement, 40 % des étudiants ont abandonné l'usage de leur véhicule», indique M. Béchard. Cette modification des comportements a permis à l'institution de fermer des stationnements et de réaménager le coeur du campus.
«Si j'avais dit il y a cinq ou dix ans qu'on enlèverait six stationnements à l'Université pour les remplacer par du gazon et des arbres, on m'aurait cloué au mur, lance en riant M. Béchard. Aujourd'hui c'est tout à fait pensable, malgré une croissance étudiante de 24%. Faut le faire!»
M. Béchard dit ne pas connaître d'autre institution en Amérique qui a appliqué ce modèle, qui a permis à l'UdeS et à la STS d'être citées pour ce projet.
L'UdeS travaille aussi à implanter un système semblable pour ses étudiants qui fréquentent le campus de Longueuil. «On travaille là-dessus depuis un certain temps. Ça va se faire en deux étapes: avec le réseau de transport de Longueuil et la Société de transport de Montréal.»