Quel chemin choisir? Pas toujours évident pour les jeunes étudiants de décider de leur voie d'études et de la vie qui vient après. Parfois, l'avis d'un pro est bienvenu.

L'angoisse du choix

Février n'est pas le mois le plus reposant de l'année pour des milliers de finissants du secondaire à travers le Québec qui doivent choisir dans quel domaine ils poursuivront leurs études. Avec des possibilités de plus en plus nombreuses et un marché du travail qui se complexifie de jour en jour, la décision est loin d'être facile à prendre.
«Il y a un certain nombre de jeunes qui ont une assez bonne idée de ce qu'ils veulent faire dans la vie à la fin de leur secondaire, mais beaucoup d'entre eux ne le savent pas trop. C'est difficile et angoissant à 16 ans de devoir faire un tel choix», soutient Sylvain Bourdon, professeur au Département d'orientation professionnelle de la Faculté d'éducation de l'Université de Sherbrooke.
Si bien se connaître soi-même est probablement le meilleur moyen pour faire un choix éclairé, la plupart des élèves n'ont qu'une connaissance très partielle d'eux-mêmes à la sortie du secondaire, ce qui crée souvent de l'angoisse chez eux.
«Ils se sentent pressés de faire un choix qui peut bien souvent paraître irréversible», commente M. Bourdon, qui voit à ce titre d'un bon oeil la création d'un «service-citoyen», tel qu'annoncé par le gouvernement du Québec au début du mois. Cette initiative permettrait à environ 200 000 jeunes âgés de 15 à 29 ans d'avoir une première expérience de travail tout en recevant une indemnité monétaire, et peut-être d'être mieux outillés pour ensuite faire un choix de carrière.
Plusieurs facteurs influencent les finissants du secondaire dans le choix d'un programme d'étude. Comme on peut s'y attendre, le salaire reste un critère important pour plusieurs.
«Certains regardent la liste des salaires selon les professions et choisissent parmi ceux qui mènent à des salaires élevés. Ce n'est évidemment pas une solution gagnante. Les programmes d'études qui mènent à ces professions sont souvent contingentés. Ceux qui n'ont pas les aptitudes sont refusés, ce qui a pour effet de les décourager», indique Sylvain Bourdon.
Outre le salaire, il arrive souvent que des jeunes choisissent d'exercer un métier qui est pratiqué par un membre de leur famille. Les parents, peu importe leur profession, exercent aussi une influence très forte dans le cheminement de leur enfant. Les professions qui mènent à une certaine reconnaissance sociale, comme les médecins ou les policiers, ont aussi particulièrement la cote.
Perspectives d'avenir
Le taux de placement des divers programmes de formation semble un facteur fortement considéré par les étudiants. À l'exception du programme de techniques policières, toutes les formations qui font l'objet du dossier des prochaines pages, en plus d'être très populaires chez les finissants du secondaire, offrent d'excellentes perspectives d'emploi selon Jobboom.
Au niveau professionnel, la plupart des DEP ont de très bonnes statistiques d'emplois. Les salaires peuvent toutefois varier énormément selon les programmes de formation. Les métiers liés à la construction, à la fabrication et au transport offrent généralement de très bons salaires (le métier de grutier est l'un des mieux rémunérés au Québec), mais ceux qui mènent au domaine des services aux particuliers offrent généralement des salaires nettement sous la moyenne.
Au Cégep, ce sont les techniques de la santé (soins infirmiers, radio-oncologie, techniques de denturologie, réadaptation physique, etc.) ainsi que les techniques humaines (techniques d'éducation spécialisée, techniques de travail social, techniques policières) qui sont les plus prisées. Les techniques physiques, domaine dans lequel on prévoit une pénurie de main d'oeuvre au cours des prochaines années, n'ont pas autant la faveur des finissants du secondaire.
Au niveau universitaire aussi les sciences de la santé jouissent d'une grande popularité. Le droit reste une discipline traditionnellement populaire, tout comme les baccalauréats en gestion et plusieurs programmes de génie.
Les 10 champs d'études prisés par les étudiants
Électricité
Assistance à la personne en établissement de santé (préposé aux bénéficiaires)
Charpenterie-menuiserie
Techniques informatiques
Technique d'éducation spécialisée / et à l'enfance
Techniques policières
Soins infirmiers
Droit
Enseignement au primaire/secondaire
Médecine