René Pomerleau

L'alliance du sport et de la nature

Un ne pouvait aller sans l'autre. Ingénieur forestier de formation, ce n'est pas par hasard si René Pomerleau a décidé d'orienter son bénévolat vers des activités sportives qui le ramènent à ses valeurs qui prennent racine dans la nature.
Depuis presque deux décennies que René Pomerleau est le grand manitou du triathlon Tri-Memphré et de la grande fiesta annuelle du Club de ski de fond du parc du Mont-Orford, mieux connue sous le nom de la Loppet.
 D'ailleurs, pour plusieurs, ce sont ces deux événements, menés d'une main de maître par René Pomerleau, qui ont tracé la voie aux innombrables compétitions sportives d'envergure qui pullulent depuis quelques années dans la région Magog-Orford.
 « J'ai toujours été attiré par la nature. Mes choix dans la vie, autant sur le plan professionnel que dans mes engagements bénévoles, en sont une preuve irréfutable. Avant l'épisode du triathlon et du ski de fond, j'ai occupé la présidence des Sentiers de l'Estrie. »
 Les Sentiers de l'Estrie qui ont littéralement pris leur envol sous le règne de Pomerleau, passant d'une poignée de membres à un millier en une dizaine d'années et à quelque 120 kilomètres de sentiers qui ont été rebâtis ou ajoutés, notamment la portion du très fréquenté Sentier des Crêtes.
Se renouveler
René Pomerleau est donc à l'aise dans la nature et il a toujours senti le besoin d'en faire profiter les autres, de leur faire apprécier notre région tout à fait exceptionnelle. « Les athlètes ne sont jamais au bout de leurs peines sur un parcours de triathlon ou de ski de fond. La beauté du paysage vient apaiser leurs souffrances. Je me suis toujours soucié de leur procurer de belles sensations et ces athlètes ne sont pas insensibles aux belles images qui défilent sous leurs yeux. Ils l'apprécient même », fait valoir celui qui est tombé dans la marmite du bénévolat alors qu'il fréquentait le Séminaire de Sherbrooke.
 René Pomerleau a su résister à l'usure du temps à la tête du Tri-Memphré et la Loppet. « Le défi de me renouveler est omniprésent. À ce chapitre, les bénévoles plus jeunes qui gravitent autour de moi m'aident à me réinventer. Il ne faut pas avoir peur de les écouter. Parfois leurs idées peuvent paraître loufoques, mais il suffit de prendre le temps de les analyser sous toutes ses coutures pour en venir à la conclusion qu'il faut aller de l'avant avec. En vieillissant on devient généralement plus conservateur, mais jusqu'à présent j'ai été en mesure d'éviter ce piège. »
 Increvable René Pomerleau? Plusieurs le pensent, car aussitôt un événement terminé, il doit déjà commencer à penser à l'autre. « Ça m'occupe entre huit et 10 mois par année, avec évidemment des périodes de pointe. Je n'ai jamais eu peur de m'investir. Ça commence au commerce que nous exploitons mon épouse Louise et moi où on peut passer 12 à 15 heures par jour le printemps et au début de l'été. Il reste que je ne suis pas éternel et je commence à penser à passer le flambeau », avoue-t-il.
 Mais auparavant, René Pomerleau a d'autres missions importantes qui l'attendent comme l'organisation du championnat canadien de triathlon l'été prochain à Magog.