Jean-François Rouleau et ses collègues Louisda Brochu et Nicole Bergeron.

Lac-à-l'épaule: Rouleau déçu des résultats

Le conseiller Jean-François Rouleau se dit très déçu des résultats du lac-à-l'épaule au sujet de la réforme de la gouvernance à Sherbrooke. Celui qui avait proposé de conserver 12 conseillers et de diviser la ville en autant de districts, tout en abolissant les arrondissements, considère que la proposition qui atteint un large consensus ne génère pas assez d'économies.
Rappelons que les élus se sont entendus à majorité samedi sur une proposition comptant 14 conseillers et quatre arrondissements.
« Je suis très déçu. Nous avions l'occasion de réduire les coûts, d'en donner moins aux élus et plus aux citoyens. Mais nous avons choisi d'en donner plus aux élus et moins aux citoyens. Nous n'avons pas la volonté et le courage d'aller au-delà de quatre arrondissements et 14 conseillers », commente-t-il.
M. Rouleau croit que les économies auraient été plus importantes si on avait accepté d'aller plus loin. « Il y avait des solutions pour des économies faciles, mais les conseillers le voient différemment pour des raisons qui leur sont propres. Jusqu'à maintenant, les économies ciblées pour la réforme Sévigny sont floues. Je ne comprends pas qu'on passe à 14 conseillers alors qu'il n'en avait jamais été question avant. On a simplement voulu plaire aux députés Serge Cardin et Réjean Hébert avec cette mesure. »
S'il n'a pas pris part au vote indicatif de samedi, Jean-François Rouleau n'a pas l'intention de se rallier à la nouvelle proposition. « C'est trop proche du statu quo. Il y a encore quatre structures politiques qui sont à la veille d'être dépassées avec quatre présidents d'arrondissement. »
Déplorant que l'exercice du lac-à-l'épaule se soit déroulé à huis clos, M. Rouleau espère « que la population fera comprendre aux élus la vraie réalité ». S'il considère que sa proposition a été analysée de bonne foi et qu'elle a été « respectueusement débattue », le conseiller croit que l'ensemble du projet est toujours sous le « contrôle absolu du parti ».
Jean-François Rouleau n'estime plus possible de renverser la vapeur, mais espère tout de même des surprises lors du vote au conseil. « J'ai toujours espoir que le bon sens s'exprime. Le vrai vote se prend le 3 mars. On verra alors ce que ça donne. »
Julien Lachance se dit quant à lui en accord avec la nouvelle proposition. « J'aurais été prêt à me rallier à une fusion entre Brompton et Saint-Élie à certaines conditions. J'aurais voulu deux conseillers et un conseiller d'arrondissement. Mais il y avait d'autres considérations pour le reste du territoire. Je suis favorable à l'idée de regrouper Brompton avec Rock Forest-Saint-Élie-Deauville. »
M. Lachance se dit même heureux d'accueillir Brompton dans son arrondissement. « Ce sera plus facile pour eux. Nous avons cette habitude depuis 12 ans de rassembler trois petites communautés et de travailler ensemble. »
Hébert et Cardin attendront
« Avant d'avoir une opinion ferme » au sujet de la proposition du mode de gouvernance à la Ville de Sherbrooke, le député-ministre Réjean Hébert en discutera d'abord plus directement avec le maire Bernard Sévigny.
« J'ai pris connaissance de l'issue des discussions de la fin de semaine et j'examinerai d'abord la proposition retenue plus en détail. Ça semble montrer des progrès, mais je veux aussi en discuter plus en profondeur avec le maire. J'ai une rencontre à ce sujet avec lui vendredi », a émis Réjean Hébert, interrogé en marge de ce dossier hier matin.
Antérieurement, le ministre Hébert avait repoussé une proposition voulant que Brompton se retrouve avec Fleurimont, ce qui a été écarté des discussions de la fin de semaine.
Le député de Sherbrooke Serge Cardin, qui avait lui aussi des réticences face au projet de réforme du maire Sévigny, préfère lui aussi attendre le résultat du vote avant de se prononcer.