Le Fuzzy a fermé ses portes en mars 2013.

La Ville limitera la superficie des bars de la King Ouest

La superficie des bars sera limitée à 350 mètres carrés sur la rue King Ouest, entre les rues Belvédère et Wellington. Le conseil municipal a lancé la procédure d'amendement au règlement de zonage, lundi, en réaction aux plaintes liées à l'exploitation des bars le Summum et le Fuzzy, au cours des dernières années.
<p>Serge Paquin</p>
« On retrouve un certain nombre de bars sur cette artère. Le défunt Summum avait pignon sur rue à cet endroit et il était la cause de plusieurs désagréments avec le voisinage. C'était relié à la capacité du bar, qui était de 600 m2. Il pouvait accueillir 700 personnes, ce qui n'était pas sans déranger le voisinage. Les policiers ont été appelés à intervenir à de nombreuses reprises », a résumé le conseiller du secteur et président du comité exécutif Serge Paquin.
Le règlement de zonage permet les commerces d'hébergement, les bars, les commerces de nature érotique, les industries artisanales et les ateliers, les édifices publics, les postes de police et les habitations de moyenne densité dans ce secteur. Le tronçon visé compte plusieurs restaurants, restos-bars et bars qui accueillent une clientèle en soirée et la nuit.
L'ancien Fuzzy, de même que le Summum, qui l'a précédé au 230 rue King Ouest, avait fait l'objet de nombreuses plaintes en raison du bruit, des bagarres et du tumulte dans le stationnement situé à l'arrière du bar. Cet endroit est contigu à des immeubles résidentiels. Le Fuzzy a fermé ses portes en mars 2013. Son permis de bar de la Régie des alcools du Québec a été révoqué.
La Ville de Sherbrooke a donc effectué une compilation des superficies de plancher des autres bars situés dans la zone concernée avant de limiter la superficie permise. Le bar ayant la plus importante superficie est le Jay Pee, rue Alexandre, qui occupe 330 m2. Le King Hall, la micro-brasserie La Mare au Diable et le bar Rock & Bert ont tous une superficie inférieure à la limite permise.
« Pour le moment, il n'est pas retenu de limiter le nombre [de bars], car la problématique est davantage liée à la capacité à l'intérieur d'un même bâtiment, dans un commerce de cette nature », peut-on lire dans le sommaire décisionnel de la Ville de Sherbrooke.