La Ville de Sherbrooke refuse de dire que son site web a été piraté

La Ville de Sherbrooke n'a pas été victime de piratage. C'est ce qu'explique le directeur des technologies de l'information de la Ville de Sherbrooke Yves Seney à la suite de la publication d'un article du Journal de Montréal annonçant le piratage du site au nom d'Allah.
<p>Yves Seney</p>
Sur le site de données ouvertes de la Ville de Sherbrooke, un message provenant du hacker KingSkrupellos Moslem Turkish a été publié le 2 avril dernier. Il a été contrôlé lors d'une analyse de sécurité lundi matin.
On y mentionne entre autres que le site a été «piraté» à la suite de la victoire des Turcs contre les forces alliées de l'Angleterre, de la France, de la Nouvelle-Zélande et de l'Australie.
M. Seney mentionne que le site n'a pas été l'objet de piratage et qu'aucune donnée sensible n'a été rendue disponible. Il s'agit en fait d'un individu ou d'un programme informatique qui a créé un profil sur le site de données ouvertes comme le ferait un utilisateur qui se crée un profil sur Facebook. Il aurait utilisé le nom « administrateur » et aurait publié son message haineux dans son profil.
Celui-ci n'aurait été accessible qu'avec une recherche Google et il est peu probable que d'autres utilisateurs y aient eu accès.
La Ville, aussitôt mise au courant du problème, aurait mis fin au référencement des profils de son site de données ouvertes sur Google.
L'information a été transmise au Service de police de Sherbrooke, qui devrait évaluer la dangerosité des menaces proférées sur le site internet.