La collection de la famille Demers comprend plusieurs voitures de luxe.

La Ville de Sherbrooke a de l'intérêt pour la collection de voitures de la famille Demers

La Ville de Sherbrooke s'ajoute aux municipalités qui ont démontré leur intérêt pour la collection de voitures de la famille Demers de Thetford Mines. S'il n'a pas déposé d'offre pour accueillir la prestigieuse collection, le maire Bernard Sévigny s'est tout de même permis une visite informelle pour admirer les bolides.
<p>Bernard Sévigny</p>
Roger Demers, porte-parole de la famille, confirme avoir reçu le maire Sévigny pendant la semaine de relâche. « Il s'est présenté avec sa conjointe et leurs fils et nous a dit qu'il reviendrait avec une proposition. »
Rappelons que la collection compte plus de 500 spécimens et vaut plus de 500 M$. La famille ne souhaite pas s'en départir, mais la prêterait pour 35 ans à une ville qui souhaiterait l'accueillir.
« C'est une belle collection. Nous mettons une ligne à l'eau comme plusieurs villes qui ont manifesté leur intérêt. Je voulais d'abord voir de quoi on parlait et je peux dire que ces voitures sont assez surréalistes. C'est le genre de produit que n'importe qui voudrait voir, parce que chaque voiture a une histoire. C'est vraiment fascinant. »
Selon Roger Demers, des études de retombées auraient évalué à 450 000 le nombre de visiteurs pour une première année si la collection de voitures se trouvait dans une petite municipalité. Pour Sherbrooke, ce nombre pourrait monter à 600 000, et à 700 000 pour une grande ville comme Montréal. « Ce serait l'activité la plus lucrative pour le Québec », confie M. Demers.
Ces statistiques ont de quoi faire saliver le maire Sévigny. « Avoir 600 000 visiteurs, c'est comme avoir l'équivalent du Zoo de Granby dans notre cour du jour au lendemain. En termes de moteur touristique, ça devient un produit d'appel. Ce ne serait pas un succès garanti, mais presque... »
Bernard Sévigny estime toutefois qu'il reste bien des étapes avant de penser accueillir la collection. « Il faudrait certainement construire un musée de 100 000 pieds carrés et évaluer où nous pourrions l'installer. Avant de parler d'infrastructures, je crois que la famille Demers choisira la ville qui recevra les voitures. Nous n'en sommes pas à dessiner un projet. »