La SPA revient à la charge pour dénoncer le cirque des Shriners

«Les organisations qui supportent les cirques utilisant des animaux exotiques sont assis sur une bombe à retardement. Ils prennent une chance en se croisant les doigts que rien n'arrive».
Par la voix de sa trésorière Maryse Boivin, la Société protectrice des animaux en Estrie (SPA-Estrie) revient à la charge encore cette année pour dénoncer la présence d'animaux exotiques dans les cirques, dont celui des Shriners, qui a planté son chapiteau dans le stationnement des Galeries 4-Saisons à Sherbrooke.
La trésorière de l'organisation de défense des animaux répète qu'il est contre la nature des bêtes sauvages de «travailler» dans l'industrie du spectacle.
«Notre campagne est axée sur les animaux exotiques mais nous nous opposons aussi à la présence des chiens ou des chevaux qui voyagent dans des remorques à longueur d'année. Imaginez ce qui se passerait si un éléphant décidait de se rebeller», soutient Maryse Boivin en rappelant l'événement de 1978, où une dompteuse d'éléphant avait été tuée lors de la représentation du cirque Gatini à Rock Forest.
La SPA remarque une vague d'empathie de la population envers les animaux de cirque.
«Si on ne peut empêcher ces cirques de fonctionner, la seule façon demeure de cesser d'y aller. Nous ne savons pas ce qui se passe en coulisse. La population est de plus en plus sensible au sort de ces animaux », croit Mme Boivin.
Accusations que réfute le directeur des opérations du Cirque des Shriners John O. Ross.
« Nous avons de deux à trois personnes qui prennent soin de chacun des animaux de notre cirque. Nous leur faisons très attention », assure M. Ross.
Ce dernier demande à la SPA de s'occuper de son mandat de veiller à la cruauté envers les animaux, car selon lui, les animaux du cirque des Shriners sont mieux traités que plusieurs animaux domestiques.