«La résidence du Havre était dans les règles», dit le président de La Brunante de Racine

«Quand on a entendu la nouvelle, on a bondit comme on dit! C'est très surprenant, on est affectés de loin», raconte le président de la coopérative d'habitation des aînés de Racine, Gaston Michaud. Originaire de Saint-Éloi, tout près de l'Isle-Verte, il se souvient d'avoir visité à plusieurs reprises la résidence du Havre, où ses parents ont vécu durant quelques années.
<p>Gaston Michaud</p>
« La maison était très bien tenue, très propre et dans les règles », se souvient-il. Seul un de ses oncles habitait encore la résidence du Havre. Il a péri, lui aussi, dans les flammes. « C'est un concours de circonstances. Le feu s'est répandu comme une traînée de poudre », explique-t-il.
Pour M. Michaud, l'événement est triste, mais ne mérite pas qu'on se mette en colère. « On ne peut pas parler de négligence criminelle, mais d'un ensemble de petits problèmes accumulés. Il n'y a personne en colère là-bas », juge-t-il.
Comme à Racine, où le bassin de population est semblable à celui de L'Isle-Verte, les petites communautés sont touchées de plus près par de tels drames. « C'est incroyable. En quantité de personnes atteintes, c'est presqu'autant que Lac-Mégantic », estime M. Michaud.
Des résidants rassurés
La tragédie de L'Isle-Verte a eu des échos jusqu'à la coopérative La Brunante, où 20 logements accueillent des personnes âgées de 75 ans et plus.
« C'est sûr que les gens ont réagi, mais je suis allé manger avec eux pour essayer de les rassurer », raconte le président et initiateur du projet de coopérative.
« Chez nous, les règles sont claires: jamais de petites chaufferettes et pas de chandelles. En plus, on est allés au-delà des normes en installant des extincteurs dans chaque chambre et une porte patio pour avoir accès au balcon », mentionne encore M. Michaud.
La résidence est aussi munie de gicleurs, installés au coût de 200 000 $, tandis que les cages d'escalier sont entourées de couvre-feu. « On a un système très organisé. En cas de feu, il y a une responsabilisation de chaque personne. On a déjà fait plusieurs pratiques, souligne-t-il. On ne peut pas aller plus loin que ça. »