La région salue ses gens de passion

Ils ont la passion tatouée sur le coeur, ils rayonnent dans leur sphère d'activités et jeudi soir, c'est toute la région qui a voulu saluer leur contribution à faire de l'Estrie ce qu'elle est, une communauté forte de ses nombreux talents.
Cette année, le programme du Mérite estrien du quotidien La Tribune a mis en lumière, semaine après semaine, le travail et l'engagement de pas moins de 75 personnes d'exception. Jeudi, au Centre culturel de l'Université de Sherbrooke, elles étaient réunies avec leurs pairs et plusieurs personnalités de la région, le temps d'une soirée hommage offerte comme un concentré de fierté et de reconnaissance.
«Je regarde vos visages et je vois la fierté, la fierté de l'accomplissement, leur a dit d'entrée de jeu la présidente et éditrice de La Tribune, Louise Boisvert. On se sent bien lorsqu'on est ici. Soixante-quinze lauréats! Vous méritez toute notre admiration : vous innovez, vous foncez, vous bâtissez, vous êtes notre source d'inspiration!»
Par petits groupes, les lauréats sont montés sur scène où ils ont reçu une statuette du Mérite estrien, avant qu'on diffuse sur écran géant un résumé de ce qui les a fait rayonner en 2013.
«Ce n'est pas la première fois que j'assiste au Mérite estrien, mais chaque fois, c'est toujours une révélation de constater le grand nombre de personnes qui ont donné à leur secteur, a résumé avec justesse la mairesse la plus connue du Québec, Colette Roy Laroche. Ce sont des gens de passion, une passion qu'on ressentait très bien à les voir défiler devant nous et dans toutes les présentations vidéos aussi.»
À ce Gala du Mérite estrien, Mme Roy Laroche a elle-même été très chaleureusement applaudie comme lauréate dans la catégorie Personnalité, pour le courage et la résilience qu'elle incarne avec ses concitoyens depuis la tragédie de Lac-Mégantic.
«J'ai reçu beaucoup d'invitations et d'honneur, mais d'être reconnue ici, en Estrie, à Sherbrooke, dans ma région, c'est très significatif pour moi, a-t-elle commenté. Dans ma vie professionnelle, comme conseillère pédagogique puis comme directrice de commission scolaire, on avait à se rencontrer fréquemment avec les collègues des autres commissions scolaires de l'Estrie et mon attachement à cette région est très précieux. Quand on parle du Mérite estrien, moi, je me sens vraiment estrienne!»
«Je sens tellement d'énergie dans toute l'assistance, reprend Mme Roy Laroche. Les gens viennent me parler, s'informer de comment je vais, c'est quasi un ressourcement pour moi. De me retremper dans cette atmosphère, ça me redonne beaucoup d'énergie pour continuer.»
«Je n'ai pas cherché cet honneur, a réagi un autre lauréat, Mohamed Laaroussi, récompensé dans la catégorie Affaires/Développement, notamment comme ambassadeur de Sherbrooke Innopole. Ça fait 20 ans que je suis à Sherbrooke et après 20 ans de labeur, je le prends comme citoyen multiculturel, comme citoyen du monde, pour montrer à tous ceux qui ont des appréhensions sur l'immigration que l'essentiel, c'est de travailler, et qu'il n'y a aucune raison de ne pas être reconnu quand on le fait bien. (...) C'est un petit aboutissement pour quelqu'un qui a tout recommencé à zéro ici, à Sherbrooke, et qui s'implique avec plaisir.»
«Je trouve que c'est une très belle reconnaissance. C'est une belle occasion de rencontrer des gens inspirants», a pour sa part constaté Farah Lizotte, une étudiante à la maîtrise à l'Université de Sherbrooke qui a reçu un Mérite estrien dans la catégorie Jeunesse pour ses nombreuses implications.
«Je trouve ça bien de redonner aux autres, a-t-elle exprimé quand on lui a demandé d'où lui venait ce goût de redonner aux autres sans compter ses heures. C'est naturel pour moi.»