La réforme Sévigny demeure un sujet toujours chaud à Brompton

La réforme de la gouvernance municipale continue de faire jaser les citoyens de l'arrondissement de Brompton.
À l'entrée du parc Nault, où se déroulait la Fête des neiges de Brompton dimanche, Raymond Gaudreault et Michel Lamontagne entretenaient une vive discussion à propos de la politique municipale en général.
« Nicole Bergeron et Benoit Dionne ont notre entier appui, toute notre confiance et on va les suivre. Les menaces de défusion sont très sérieuses et Nicole Bergeron va porter le dossier au conseil municipal si jamais il le faut », assurent les deux hommes.
Selon eux, peu importe la proposition qui sera adoptée le 3 mars, il faudra que celle-ci respecte les prémisses à partir desquelles la fusion a d'abord été acceptée en 2002, à commencer par celle de conserver les arrondissements.
« On s'était fait promettre qu'on conserverait nos arrondissements et on perd tout de même de plus en plus de services, même si nos taxes continuent de monter »
« C'est mieux d'être un bon voisin que d'être un mauvais colocataire », philosophe à cet égard M. Gaudreault.
Ses propos font écho à ceux de Yvon Rancourt, qui se demande où sont les autobus même si, techniquement, il fait partie de Sherbrooke.
« On n'aurait jamais dû se fusionner au départ. Tout est de plus en plus aspiré vers le centre de la Ville. Nous payons les taxes de Sherbrooke, mais est-ce qu'on fait vraiment partie de la Ville? Ils sont où les autobus pour que je puisse me déplacer en ville? » questionne ironiquement M. Rancourt après sa balade en calèche.
« On paye cher et l'état des routes, le déneigement, c'est assez moyen. On en a pas vraiment pour notre argent », croit Stéphane Gagné.
Interrogée à savoir si elle était en faveur d'une défusion ou non, Isabelle Senécal tient cependant à ce qu'une étude soit faite pour se positionner définitivement.
« Il faudrait voir si ce serait vraiment mieux pour ne pas qu'on défusionne et qu'on doive refusionner après. »
Parmi les centaines de visiteurs qui ont profité des nombreuses activités qu'offrait la Fête des neiges, ils étaient peu nombreux ceux qui, comme Mathieu, se disaient en faveur d'une réduction du nombre d'arrondissements et d'élus.
« Trop analyser ça ne fait que paralyser, philosophe-t-il à son tour. Il faut avancer et on doit tous contribuer pour aider l'économie de la municipalité. Une fois le changement passé, on va pouvoir aller de l'avant », indique-t-il.