Âgée de 21 ans seulement, Stéphanie Gagnon sera la plus jeune officielle à prendre part au tournoi olympique féminin à Sotchi.

La progression fulgurante de Stéphanie Gagnon

Alors que la plupart des athlètes prennent toute une vie pour réussir à se qualifier pour les Jeux olympiques, Stéphanie Gagnon n'aura eu besoin que de quelques années pour y arriver. Il ne se sera en effet écoulé que sept petites années entre le jour où elle a enfilé pour la première fois son chandail zébré et celui qui marquera sa première présence sur la glace du tournoi olympique féminin de Sotchi.
La juge de ligne de 21 ans, étudiante en sciences humaines au Cégep de Sherbrooke, fera partie d'un club sélect de trois officielles canadiennes, dont deux du Québec, qui prendront part aux Jeux du 7 au 23 février prochains en Russie. Un rêve qu'elle n'aurait jamais cru possible lorsqu'elle a sifflé son premier hors-jeu durant une partie mettant aux prises deux équipes de niveau pré-novice (5-6 ans).«C'est vrai que c'est assez exceptionnel d'avoir la chance d'aller aux Olympiques aussi tôt dans ma carrière d'officielle! admet la jeune fille originaire de Princeville. Je ne pensais vraiment pas avoir une progression aussi rapide.»
Dès sa première année avec un sifflet, Gagnon a attiré les regards, obtenant notamment une invitation pour les Jeux du Canada à Halifax. L'année suivante, son aventure sur la scène internationale prenait son envol avec une participation aux championnats mondiaux des moins de 18 ans en République tchèque. C'est cependant l'an dernier aux Mondiaux de hockey féminin présentés à Ottawa qu'elle a convaincu les dirigeants de la Fédération internationale de hockey sur glace de lui offrir son billet pour Sotchi. Elle a obtenu sa confirmation en décembre dernier.
«J'ai réussi à offrir de bonnes performances lors des compétitions auxquelles j'ai pris part, souligne modestement celle qui officie également au sein de la Ligue de hockey midget AAA du Québec. Chaque match est différent et il faut toujours donner le meilleur de soi-même.»
Apprendre
À l'instar des Russes lors de la Série du siècle, Stéphanie Gagnon veut profiter de sa première expérience olympique pour en apprendre davantage sur son travail de juge de ligne. Elle s'envolera pour Sotchi le 3 février.
«Je veux avoir du plaisir et profiter de l'expérience à fond, tout en essayant de m'améliorer à chaque match», indique la jeune femme, avouant ressentir un peu de stress à l'approche du tournoi mettant aux prises les meilleures hockeyeuses de la planète
«Peu importe le niveau, un match de hockey reste un match de hockey. C'est la grande attention qui est accordée aux Jeux olympiques qui m'intimide un peu, avoue-t-elle. Je vais faire de mon mieux afin d'être fière de toutes mes performances.»
Pour l'instant, Stéphanie ne connaît pas le nombre de rencontres dans lesquelles elle sera impliquée.
«Nos performances seront évaluées à tous les matchs et ce seront les meilleures qui auront la chance de participer à la ronde finale (quarts, demie et finale). Plus le tournoi va avancer, moins il y aura de filles appelées à travailler. J'espère faire partie du groupe qui se rendra jusqu'à la fin.»
Les premiers matchs du tournoi féminin auront lieu dès le 8 février.