Marion Thénault

La plus grosse boule de neige

Pour Marion Thénault, dans le domaine des sciences, tous les sujets sont intéressants. Cependant, quand elle a dû en choisir un pour participer à l'Expo-sciences Hydro-Québec, son choix s'est arrêté sur le phénomène des glaciations.
Lors de la finale qui se déroulait en fin de semaine, l'élève de deuxième secondaire du Triolet a remporté la plus grande distinction du concours, soit le Premier prix Hydro-Québec assorti d'une bourse de 750 $, la médaille d'or dans la catégorie junior (secondaire 1 et 2) ainsi qu'une bourse d'études de 1000 $ à l'Université de Sherbrooke.
Elle a nommé son projet de vulgarisation sur les sciences de la terre « La plus grosse boule de neige! », faisant référence à la planète Terre lorsqu'elle se retrouve sous une couche de glace. « Je trouvais ça intéressant puisque c'est l'opposé de ce dont on parle souvent avec le réchauffement climatique », dit-elle. Malgré cette opposition, la jeune fille a toutefois trouvé des points communs entre les deux phénomènes. « Ça m'a surprise de découvrir que l'activité humaine pouvait vraiment amener une glaciation », lance-t-elle.
La fonte des glaciers provoquée par le réchauffement climatique ferait en sorte que de l'eau très froide en provenance des glaciers irait perturber les courants océaniques, affectant du même coup la répartition de la chaleur sur le globe, explique Marion.
Outre la qualité de son travail scientifique, c'est aussi sa façon de transmettre l'information qui a permis à l'élève de remporter le prix, selon son enseignante Fatima-Zahra Chraibi, qui accompagnait avec deux collègues la délégation du Triolet.
Direction: la finale
Marion Thénault ira donc à Terrebonne au mois d'avril avec neuf autres jeunes exposants estriens pour présenter son projet à la finale québécoise de l'Expo-sciences.
Deux de ses collègues du Triolet l'accompagneront. Sarah Jane Côté a remporté la médaille d'argent dans la catégorie junior grâce à son kiosque « Le cerveau hors-jeu! ». La jeune hockeyeuse de deuxième secondaire a choisi de travailler sur les commotions cérébrales. « On en entend beaucoup parler, mais on en sait vraiment peu. Les protocoles de retour au jeu ne sont presque jamais appliqués », dit celle qui a déjà subi une commotion.
Élisabeth Lamoureux, pour sa part en troisième secondaire, a remporté l'argent dans la catégorie intermédiaire (secondaire 3 et 4) avec son projet « Crème! Que ça pique! » qui portait sur l'eczéma. « Ç'a l'air banal, mais il y a quelques mois, je n'aurais jamais cru que je trouverais autant de contenu scientifique là-dessus! » lance-t-elle.
Ce sont 55 exposants provenant de l'ensemble de la région qui étaient à l'Université de Sherbrooke vendredi, samedi et hier pour présenter leurs projets à plus de 3000 visiteurs.