La maison de Ray Coulombe n'était pas assurée

La résidence de Raymond « Ray » Coulombe incendiée la semaine dernière à Stukely-Sud n'était pas assurée.
C'est du moins l'information qui est ressortie lors de l'audition en confiscation judiciaire qui s'est tenue au palais de justice de Sherbrooke concernant la saisie des biens du caïd de Stukely-Sud.
Détenant déjà une hypothèque légale sur la résidence, c'est Revenu Québec qui devrait poursuivre les démarches en cours d'instance pour saisir la valeur du terrain.
Le bureau de lutte aux produits de la criminalité souhaitait saisir la propriété du 2190 de la route 112 à Stukely Sud, mais l'incendie change maintenant les plans du ministère public.
La succession de Raymond Coulombe a consenti à la saisie de certains biens emportés lors des perquisitions qui se sont déroulées dans le cadre du projet « Hégémonie » qui s'est déroulé en juin 2011.
Le dossier doit revenir devant le tribunal le 28 mars afin de poursuivre le débat sur la saisie de 60 000 $.
C'est un incendie d'origine suspecte qui a détruit, dans la nuit du 28 au 29 janvier, la maison qui appartenait à la succession de Raymond Coulombe. L'homme est mort en janvier 2013 pendant les procédures criminelles intentées contre lui dans le cadre du projet Hégémonie.
« L'enquête concernant l'incendie est encore en cours. Dès le début, nous avons considéré cette affaire comme suspecte étant donné que la résidence n'était pas habitée », explique la porte-parole de la Sûreté du Québec en Estrie, Aurélie Guindon.
313 500 $
Selon le dernier rôle d'évaluation de la municipalité de Stukely Sud, la propriété qui appartenait à Ray Coulombe jusqu'à son décès le 4 janvier 2013 des suites de diverses complications survenues à la suite de problèmes au foie puis aux reins avait une valeur de 352 600 $. La résidence détruite par les flammes valait à elle seule 313 500 $.
C'est une série d'incendies criminels chez les entreprises de ponceaux qui avait mené à l'ouverture de cette enquête envers les Ponceaux de l'Estrie et son dirigeant Raymond Coulombe, la seule entreprise épargnée lors de ces incendies.
L'enquête policière a connu son point culminant lors de la série d'arrestations, dont celle de Coulombe, sa femme Gail Wheeler et son fils Tylor Coulombe. Cette série d'incendies criminels a permis de recueillir les éléments de preuve pour éventrer le réseau de vente de stupéfiants dirigé par Coulombe.