Marc-André Martel

La fluoration reste controversée, selon le maire de Richmond

À neuf voix contre sept, le conseil municipal de Trois-Rivières a décidé lundi de recommencer à fluorer son eau. Pour le maire de Richmond, Marc-André Martel, voilà la preuve que le débat est encore controversé.
« Je voulais voir comment le débat allait tourner. Je vois que c'est neuf contre sept. Pour moi, c'est très serré », affirme-t-il, soulignant y voir une contestation à l'intérieur du conseil.
« Le dossier du fluor, c'est une patate chaude que [le gouvernement] a mis dans la main des municipalités », poursuit le maire. Loin de lui mettre des bâtons dans les roues, ce vote pourrait même l'aider lors de ses négociations avec le gouvernement du Québec, le 25 février.
« Si à Trois-Rivières ça avait été voté de façon unanime, ç'aurait été plus dur de négocier. Là, [le gouvernement] voit qu'il y a de la controverse et on risque d'être en période pré-électorale », juge M. Martel. Surtout qu'interdire la fluoration de l'eau fait partie du programme du Parti québécois, ajoute-t-il.
Richmond doit négocier les coûts de retrait du programme national de fluoration de l'eau, entièrement financé par Québec, après s'en être retiré il y a deux semaines. Selon ce que prévoit l'entente, ces coûts équivalent à 50 % des 260 000 $ déboursés par Québec il y a cinq ans.
Le maire souhaite voir diminuer ces frais. Advenant le cas où la somme exigée par Québec serait de l'ordre de 50 000 $ et plus, la population sera consultée, affirme-t-il.